POLITIQUE
19/03/2016 08:01 EDT | Actualisé 19/03/2016 08:03 EDT

Qui doit payer pour la restauration des sites miniers abandonnés au Québec?

Bloomberg via Getty Images
Contractors stand next to a machine while working at the underground Glencore Plc Bracemac-McLeod zinc mine in Malartic, Quebec, Canada, on Friday, Sept. 11, 2015. After tumbling in the rankings in recent years, Quebec has re-established itself as one of the world's most attractive mining jurisdictions, according to the Fraser Institute's annual survey of the mining industry. Photographer: Valerian Mazataud/Bloomberg via Getty Images

Le gouvernement du Québec veut accélérer la restauration des sites miniers abandonnés au Québec.

Un investissement de 620 millions de dollars sur six ans pour la restauration des sites miniers abandonnés a été annoncé dans le budget Leitao, présenté jeudi.

Le Québec veut réhabiliter 498 sites miniers abandonnés : 263 sites pour lesquels des travaux de nettoyage sont requis, 121 qui sont restaurés ou sécurisés et 22 en cours de restauration, explique le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles dans un courriel qu'il nous a envoyé.

Les travaux permettront d'atteindre l'objectif de réduire de 80 % le passif environnemental des sites miniers d'ici 2022.

L'Abitibi-Témiscamingue est la région la plus touchée avec plus d'une centaine de sites.

L'annonce de l'investissement réjouit le porte-parole Réseau vigilance mines Abitibi-Témiscamingue, Marc Nantel, qui croit malgré tout que le gouvernement aurait dû faire payer la facture par les minières.

« Au niveau environnemental, les effets de nettoyer puis de restaurer les sites miniers abandonnés, c'est une très bonne idée. Mais du côté du financement, c'est quand même étonnant de voir que le gouvernement a décidé que c'était tous les citoyens qui allaient payer la facture causée par l'industrie minière. Nous, on a toujours préconisé qu'il devrait y avoir normalement un prélèvement de 1% sur les ressources naturelles qui sont exploitées et puis le gouvernement a décidé de faire fi de cette recommandation-là. »

— Le porte-parole Réseau vigilance mines Abitibi-Témiscamingue, Marc Nantel

Pour sa part, le ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette, s'est dit particulièrement fier des investissements pour la restauration des sites miniers abandonnés.

Il a aussi mentionné que les investissement pour la restauration pourraient se traduire par des emplois en Abitibi-Témiscamingue.

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