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19/03/2016 04:43 EDT | Actualisé 20/03/2017 01:12 EDT

La coupole dorée de la cathédrale orthodoxe de Paris domine désormais les berges de la Seine

Le premier des cinq bulbes de la future cathédrale orthodoxe de Paris, sur les berges de la Seine, a été hissé samedi matin à 37 mètres du sol par une grue, en présence d'officiels français et russes et d'une poignées de fidèles, a constaté une journaliste de l'AFP.

Précédant l'inauguration officielle de la cathédrale de la Sainte-Trinité, prévue pour octobre, la pose de cette coupole de huit tonnes, fabriquée à partir de matériaux composites, est l'aboutissement d'un projet qui remonte à plusieurs années.

Au total, 90.000 feuilles d'or seront nécessaires pour recouvrir les cinq bulbes.

Quelques fidèles russes, appareils photo en bandoulière, ont assisté à la manoeuvre, dont un couple en habit traditionnel, qui brandissait le drapeau russe. Futur maître des lieux, l'évêque Nestor a présidé une cérémonie du baptême des croix.

Lors d'une visite en France à l'automne 2007, Alexis II, alors patriarche de l'Église orthodoxe russe (décédé en décembre 2008), avait souhaité la construction d'une nouvelle église orthodoxe à Paris, et l'ancien président Nicolas Sarkozy s'était dit prêt à soutenir ce projet.

Dans cette optique, l'État russe avait acheté en 2010 quai Branly, non loin de la tour Eiffel, un terrain de 4.000 m2 dans un secteur très protégé par les règles d'architecture et du patrimoine.

Après le veto mis, pour des raisons esthétiques, par l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë au projet architectural initial, c'est finalement celui de l'architecte Jean-Michel Wilmotte qui avait été retenu.

Ce "Centre spirituel et culturel orthodoxe russe", dont le chantier a démarré en juillet 2014, a vocation à abriter, en plus de l'église, une école bilingue, une maison paroissiale et les services culturels de l'ambassade.

evs/mra/mw/alc

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