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18/03/2016 07:54 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

Un premier Ontarien bénéficie de l'aide médicale à mourir

TORONTO — Le premier Ontarien qui avait obtenu d'un tribunal le droit à l'aide médicale à mourir pour abréger ses souffrances est décédé moins de 24 heures plus tard.

L'Ontarien de 81 ans, marié et grand-père, est mort «paisiblement et dans la dignité» vendredi matin, ont fait savoir ses proches.

La veille, un juge de la Cour supérieure avait accordé l'exemption constitutionnelle qui permettait à ce patient de surseoir aux dispositions du Code criminel interdisant l'aide médicale à mourir.

Il s'agit du premier cas d'aide médicale à mourir approuvée par un tribunal en Ontario, et le troisième au pays — à l'exception du Québec, qui a adopté sa propre loi l'an dernier.

Le patient ontarien, qu'on ne peut identifier, souffrait d'un cancer incurable et douloureux, et il était parfaitement lucide au moment de sa requête. Sa famille et ses médecins le soutenaient dans sa décision.

Dans l'arrêt Carter, prononcé l'an dernier, la Cour suprême du Canada a invalidé les dispositions du Code criminel qui interdisaient le suicide assisté. Le plus haut tribunal du pays a accordé à Ottawa un an pour modifier la loi. Le gouvernement libéral, élu en octobre, a demandé une prolongation de six mois, et la Cour lui en a accordé quatre — jusqu'en juin. En attendant, les Canadiens hors Québec doivent demander une exemption constitutionnelle s'ils veulent obtenir l'aide médicale à mourir. 

Au Québec, cet acte médical n'est pas judiciarisé mais il est strictement encadré par l'État.