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18/03/2016 12:23 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

Les Etats-Unis demandent la libération d'Américains détenus en Iran

Les Etats-Unis ont appelé vendredi l'Iran à libérer deux citoyens américano-iraniens, un père et son fils, détenus semble-t-il sans chef d'accusation à Téhéran.

L'homme d'affaires Siamak Namazi a été placé en détention en octobre 2015, selon sa famille, tandis que son père âgé de 80 ans est enfermé depuis fin février 2016.

Leur famille croit savoir que les deux hommes sont derrière les barreaux de la prison Evin, dans la capitale iranienne, mais les autorités locales ne se sont jamais prononcées sur leur cas.

L'Iran ne reconnaît pas la binationalité et n'entretient pas de relations diplomatiques avec les Etats-Unis, dont les citoyens sont représentés dans l'Etat chiite par l'ambassade suisse.

"Nous sommes profondément inquiets des informations sur la détention des citoyens américains Siamak Namazi et Baquer Namazi en Iran", a affirmé le porte-parole du département d'Etat américain, John Kirby.

Cette affirmation de la diplomatie américaine, en réponse à une demande de l'AFP, représente la première confirmation par un responsable américain de l'identité des deux détenus.

"Nous ne sommes pas au courant de quelconques chefs d'accusation visant l'un des hommes et pensons que les deux détentions rapportées sont injustes", a poursuivi M. Kirby.

Le ministère américain des Affaires étrangères a également appelé "l'Iran à autoriser un accès consulaire par le biais des autorités suisses et à relâcher les deux hommes aussi vite que possible pour qu'ils puissent rejoindre leur famille".

Un ami de Siamak Namazi, Reza Marashi, l'a décrit comme apolitique, à l'exception d'une campagne menée à Washington pour dénoncer les souffrances des Iraniens vivant sous l'embargo américain sur les médicaments.

"Voilà à quel point il aime le pays qui le détient actuellement en prison", a-t-il affirmé cette semaine sur le site internet du conseil national irano-américain.

De son côté, Baquer Namazi serait un ancien responsable de l'Unicef, le fonds des Nations unies pour l'enfance.

Sa femme avait attiré l'attention sur leur arrestation dans une publication sur Facebook le mois dernier.

Quatre prisonniers américains avaient libérés par l'Iran le 16 janvier, quelques heures avant que les grandes puissances scellent avec Téhéran la mise en oeuvre d'un accord conclu en juillet sur le programme nucléaire iranien.

Les Etats-Unis avaient en échange gracié sept prisonniers iraniens et abandonné les charges pesant sur 14 autres.

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