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18/03/2016 10:46 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

Le tournoi de la dernière chance pour l'équipe canadienne de water-polo

Une présence en demi-finales. C'est l'objectif de la formation nationale féminine de water-polo qui prendra part à compter de lundi au tournoi de qualification olympique de Gouda, aux Pays-Bas.

L'équipe unifoliée a les yeux rivés sur le carré d'as de l'événement néerlandais. Une ascension jusqu'à ce stade de la compétition confirmerait en effet sa présence aux Jeux olympiques de Rio.

Un mélange de vétéranes et de recrues, une nouvelle paire d'entraîneurs et, surtout, un style de jeu canadien.

C'est sur ces composantes que compte l'équipe féminine pour son tournoi le plus important des quatre dernières années.

Absentes du rendez-vous olympique en 2008 et 2012, les poloïstes du pays ne veulent pas rater leur coup.

« Nous avons la maturité et nous avons tellement vécu de changements dans les derniers trois ans que nous sommes prêtes à avancer », a affirmé la capitaine Krystina Alogbo en entrevue à Radio-Canada Sports. 

« Lorsque tu continues à te faire piler dessus, à un moment, il faut que ça remonte. Nous avions un choix à faire : on laisse faire ou on se branche. »

Les joueuses canadiennes n'ont pas hésité à sauter à l'eau et à redoubler d'ardeur pour ne pas revivre la déception une troisième fois.

« Le cheminement que nous avons eu, l'espoir de ne pas nous qualifier pour les Jeux olympiques deux fois d'affilée, nous savons c'est quoi. Nous voulons aller de l'autre côté », a renchéri Alogbo.

Pour atteindre cet objectif, la troupe dirigée par les pilotes québécois David Paradelo et Justin Oliveira, qui ont succédé l'automne dernier à Johanne Bégin, a changé son système de jeu... pour une troisième fois en quatre ans.

Après avoir adopté un style de jeu américain au début du cycle olympique, les Canadiennes ont ensuite misé sur un système inspiré des Italiennes l'année dernière.

Avec l'arrivée de leurs nouveaux instructeurs est venu le temps de changer d'identité. La recette magique? Un système de jeu canadien!

« Nous avons combiné les forces pour bien aller de l'avant. Nous avons une équipe très complète, a expliqué l'entraîneur-chef David Paradelo.

« La vitesse d'exécution de nos joueuses et leur force physique sont excellentes. Elles sont très bonnes en défense. Cela peut nous mener à une contre-attaque très rapide et très explosive. »

Se mesurer à la crème

« Nous avons franchi toutes les étapes que nous devions franchir. Nous avons beaucoup de vitesse et nous avons beaucoup de différentes joueuses, avec différents styles, a déclaré Dominique Perreault.

« Nous avons des forces partout dans la piscine. Nous avons aussi une belle cohésion et tout le monde s'entend bien. C'est ce qui sera notre force pour réussir », a ajouté l'attaquante montréalaise.

Les Canadiennes briseront la glace contre l'Afrique du Sud. Elles affronteront ensuite les États-Unis mardi, avant de conclure la ronde préliminaire en croisant le fer avec la Grèce, le Japon, puis finalement l'Espagne.

Alogbo et ses coéquipières attendent de pied ferme les puissances américaines et espagnoles.

« On les connaît très bien, on connaît leurs tactiques et leurs systèmes de jeu, tandis que les nôtres ont changé un peu. On est un peu l'équipe fantôme », a dit Alogbo.

Le classement des Canadiennes au terme de ces cinq matchs déterminera leurs rivales en quarts de finale, si bien sûr elles accèdent au tour éliminatoire.

« Ça nous prend un match pour nous qualifier et c'est celui-là qui sera important », a rappelé Alogbo.