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18/03/2016 04:27 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

L'UE et la Turquie tentent de finaliser un accord sur les migrants

Le sort de centaines de milliers de réfugiés qui tentent d'atteindre l'Europe se joue vendredi à Bruxelles, alors que les dirigeants de l'Union européenne et le premier ministre turc tentent de finaliser l'entente de principe conclue à ce sujet il y a deux semaines.

Le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ont présenté au premier ministre Ahmet Davutoglu la « position commune » sur laquelle les 28 pays membres de l'UE se sont entendus jeudi.

Ce texte édicte les « lignes rouges » à ne pas franchir dans les concessions qui ont été faites à Ankara, et la façon dont doit être organisé le renvoi des demandeurs d'asile et des migrants économiques vers la Turquie.

L'entente de principe du 7 mars prévoit que tous les migrants arrivés clandestinement en Grèce soient renvoyés en Turquie. En échange, les 28 pays membres de l'UE s'engageraient, pour chaque clandestin renvoyé, à accueillir un réfugié depuis la Turquie.

Elle prévoit aussi que la Turquie recevra 3 milliards d'euros d'aide supplémentaire d'ici 2018 pour l'aider à gérer la crise migratoire, une somme qui s'ajoute à trois autres milliards qui doivent lui être versés en vertu d'un précédent accord conclu cet automne.

La Turquie devait aussi obtenir que ses ressortissants puissent voyager dans l'UE dès la fin du mois de juin, et l'ouverture rapide de négociations sur cinq nouveaux chapitres d'adhésion de la Turquie au sein de l'UE.

Cette entente, négociée par la chancelière allemande Angela Merkel et M. Davutoglu, a été accueillie avec scepticisme. L'ONU a critiqué le principe d' « un Syrien admis pour un Syrien expulsé », tandis que des dirigeants européens ont décrié un « chantage » de la Turquie.

Plus de détails à venir.