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18/03/2016 16:22 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

L'ONU "condamne fermement" les derniers tirs de missiles nord-coréens

Le Conseil de sécurité a "condamné fermement" vendredi les derniers tirs de missiles nord-coréens, les qualifiant de "violation flagrante" des résolutions de l'ONU.

Dans une brève déclaration adoptée à l'unanimité -- y compris par la Chine, alliée de Pyongyang -- à l'issue d'une réunion d'urgence demandée par Washington, les 15 pays membres jugent ces essais balistiques du 10 mars et de vendredi "inacceptables".

Ils affirment que la Corée du Nord "doit s'abstenir de toute nouvelle action qui violerait les résolutions" de l'ONU et doit "respecter totalement ses obligations" internationales.

Ils font part de leur "grave inquiétude" et estiment que ces tests balistiques "menacent la paix et la sécurité internationales".

Rappelant l'adoption le 2 mars par le Conseil de la résolution 2270 qui impose à Pyongyang des sanctions sans précédent, ils se déclarent "déterminés à s'assurer que la résolution est pleinement appliquée".

Cette résolution avait été adoptée à l'unanimité après de longues et difficiles négociations entre Washington et Pékin, qui s'efforce généralement de protéger le régime communiste au pouvoir à Pyongyang.

Les tensions militaires sur la péninsule coréenne ne cessent de s'aggraver depuis l'essai nucléaire du 6 janvier, suivi le 7 février par un tir de fusée à longue portée largement considéré comme un test déguisé de missile balistique par la Corée du Nord.

En riposte, le Conseil de sécurité a décrété début mars de nouvelles et très lourdes sanctions contre Pyongyang, y compris des restrictions au commerce maritime et à l'exportation de minerais ainsi que l'interdiction de se procurer du carburant pour avions et fusées.

Pour la première fois, les pays de l'ONU sont tenus d'inspecter systématiquement les cargaisons suspectes en provenance et à destination de la Corée du Nord.

Les deux nouveaux tirs de missiles effectués vendredi surviennent quelques jours après l'annonce par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un d'un test imminent sur une ogive nucléaire et d'une série de tirs de missiles balistiques.

Les résolutions de l'ONU interdisent à la Corée du Nord de développer tout programme d'armes nucléaires comme balistiques.

Le régime communiste est sous le coup d'une série de sanctions internationales et bilatérales depuis qu'il a procédé à son premier essai de bombe atomique en 2006, suivi par trois autres et par de nombreux tirs de missiles.

D'après des responsables militaires sud-coréens, un premier missile nord-coréen a été tiré vendredi à 05H55 locale (20H55 GMT jeudi) de Sukchon, dans le sud-ouest de la Corée du Nord, et a parcouru 800 kilomètres pour plonger dans la mer du Japon. Le second a été tiré une vingtaine de minutes plus tard, mais a rapidement disparu des radars.

La Corée du Nord avait déjà tiré deux missiles de courte portée dans la mer du Japon le 10 mars.

Juste avant la réunion du Conseil, l'ambassadrice américaine Samantha Power avait dénoncé une "violation flagrante" des résolutions de l'ONU, de même que ses homologues français et britannique.

L'ambassadeur japonais Motohide Yoshikawa avait jugé "très, très regrettables" les nouveaux tirs. "Ils (les Nord-Coréens) ont compris le message totalement de travers", avait-il ajouté en référence aux dernière sanctions imposées par le Conseil.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé vendredi à Pyongyang de "respecter ses obligations internationales, y compris les résolutions de l'ONU" et de "cesser ses actions provocatrices et susceptibles de mener à une escalade".

avz/are