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18/03/2016 09:17 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

GB : un musicien jaloux reconnu coupable du meurtre de sa femme pianiste

Un musicien norvégien, "jaloux de la carrière de sa femme", a été reconnu coupable du meurtre de cette brillante pianiste, vendredi par un tribunal britannique.

John Martin, 48 ans, était accusé d'avoir étranglé et battu à mort Natalia Strelchenko, 38 ans, lors d'une dispute à leur domicile de Manchester, au nord de l'Angleterre, le jour de leur deuxième anniversaire de mariage, le 30 août dernier.

Norvégienne d'origine russe, "Strelle" était une soliste reconnue, se produisant dans le monde entier, jouant sur des scènes prestigieuses comme le Wigmore Hall à Londres, le Carnegie Hall à New York ou le Französischer Dom à Berlin.

Pianiste précoce, elle avait fait ses débuts avec l'orchestre symphonique de Saint-Pétersbourg dès l'âge de 12 ans.

Lui est un joueur de contrebasse. Jaloux de la réussite de sa femme, alors que sa propre carrière avait du mal à décoller, une femme dont il estimait être le "serviteur", selon le procureur.

Le couple se disputait fréquemment et John Martin avait confié à des amis qu'il avait "peur" de ce qu'il pouvait faire si elle continuait à le "rendre dingue".

Une amie du couple, présente au moment du drame, a raconté lors du procès qu'il s'est jeté sur sa victime "comme un animal", projetant les deux femmes dans l'escalier avant de la frapper à plusieurs reprises.

Natalia Strelchenko a été retrouvée avec de graves et multiples blessures au visage, à la tête et au cou. Elle est décédée à l'hôpital.

"John Martin a brutalement tué sa femme Natalia Strelchenko dans leur propre maison. Il était empli de colère, sous l'emprise de l'alcool, il a perdu son calme et l'a violemment attaquée, admettant même devant un ami qui essayait de l'arrêter qu'il voulait la tuer", a déclaré David Harley, procureur du tribunal de North West.

John Martin, qui connaîtra sa peine lundi, n'a montré aucune réaction lorsqu'il a été reconnu coupable.

Il a plaidé non coupable, assurant qu'il ne se rappelait "de rien", après avoir absorbé un mélange d'alcool et de diazépam, un anxiolytique, qu'il avait confondu avec ses anti-dépresseurs habituels.

Lorsque la police est arrivée sur les lieux, il avait crié : "tuez-moi, tuez-moi s'il vous plaît."

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