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18/03/2016 13:18 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

Dernier jour de campagne présidentielle au Congo : les déclarations saillantes

La campagne pour la présidentielle de dimanche au Congo s'achève vendredi à 23h59 (22h59 GMT). Ces quinze jours ayant précédé le scrutin se sont déroulés dans le calme, loin des troubles qui avaient émaillé la campagne pour le référendum sur le changement de Constitution en octobre, qui a permis au président Denis Sassou Nguesso de se représenter.

Néanmoins, opposition et pouvoir se sont renvoyé vendredi la responsabilité d'éventuels troubles post-scrutins perçus comme possibles en cas de contestation des résultats. Voici les principales déclarations du jour.

Denis Sassou Nguesso, président de la République sortant, candidat à un troisième mandat (en meeting) : "Victoire certaine dès le premier tour parce que la force qui nous entraîne c'est la force de 105 partis [...] Nous allons gagner et immédiatement après nous allons nous mettre au travail parce que le quinquennat pour lequel vous allez m'accorder vos suffrages, je le place sous le signe de l'économie et du social pour donner une suite immédiate au programme que nous avons eu, 'le chemin d'avenir' [titre du programme de M. Sassou en 2009] A la demande [...] de la majorité du peuple, j'ai décidé d'être candidat en premier lieu - je l'ai dit aux jeunes - pour nous occuper des problèmes de la jeunesse".

Firmin Ayessa, directeur de cabinet de M. Sassou Nguesso (s'adressant au président durant le meeting) : "Ce qui se profile est inquiétant. Des fauteurs de troubles veulent [abîmer] votre oeuvre."

André Okombi Salissa, candidat d'opposition, plusieurs fois ministre de M. Sassou Nguesso en conférence de presse : "Les conditions d'une élection sincère, transparente, ne sont pas réunies [...] J'ai bien connu la fraude [...] Moi-même je suis bien placé pour savoir ce qu'on faisait [des résultats des élections]. Et donc maintenant que nous sommes de l'autre côté on ne peut pas penser que les pratiques ont changé (...)Si les résultats ne sont pas sincères, nous appellerons le peuple à exercer sa souveraineté."

Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat d'opposition, ministre de M, Sassou Nguesso de 2009 à 2015 en conférence de presse : A "la question de savoir si le candidat Sassou Nguesso gagne si nous allons mettre le peuple dans la rue, [la réponse est :] non. Le peuple n'en veut plus [de M. Sassou Nguesso]. C'est le peuple qui va lui-même défendre ces résultats. Aucun leader qui est ici ne peut demander la violence (..) Nous allons seulement demander au peuple d'être vigilant et de dire la vérité, de protéger les urnes [...] C'est l'après-midi que les autres trichent. Vers 14 h-15 h [dimanche, les électeurs] doivent s'amasser massivement autour des bureaux de vote pour exiger le comptage public et le dépouillement public".

Général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat d'opposition à la presse : "En ce qui me concerne je pense que ce scrutin n'est pas sincère [mais] je me suis présenté parce que j'avais [vu] là l'occasion d'exposer à notre peuple ma vision, de mesurer ce que je représente dans le pays et je pense [que] je détiens l'onction populaire et que j'ai le droit d'espérer gagner ces élections [...] Je considérerais que si on me crédite d'un 3% à Pointe-Noire [capitale économique du pays, dans le sud, où le général a réuni une foule très importante], ça m'étonnerait que la population accepte ce résultat."

mj/sba