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18/03/2016 07:31 EDT | Actualisé 19/03/2017 01:12 EDT

Algérie: l'ancien ministre de l'Energie en fuite regagne son pays (presse)

L'ancien ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil, visé par un mandat d'arrêt international émis par son propre pays puis finalement annulé, a regagné jeudi l'Algérie après plus de trois ans de fuite aux Etats-Unis, selon la presse locale.

M. Khelil, 76 ans, proche du président Abdelaziz Bouteflika, était la principale pomme de discorde entre le chef de l'Etat et l'ex patron du tout puissant Département de renseignement et de sécurité (DRS), le général Mohamed Mediene dit "Toufik".

Le DRS était a l'origine d'enquêtes pour corruption qui ont éclaboussé à partir de 2010 le groupe pétrolier Sonatrach et M. Khelil.

L'ancien ministre de l'Energie, désormais à l'abri de toute poursuite judiciaire, est rentré jeudi après-midi, a indiqué le quotidien El Watan.

Son retour intervient moins de deux mois après la dissolution du DRS, qui a régenté la vie politique et sécuritaire algériennes pendant un quart de siècle, et six mois après le limogeage du général Toufik.

M. Khelil a été ministre de l'Energie pendant dix ans avant d'être démis de ses fonctions fin mai 2010 à la suite de soupçons de corruption au sein de son équipe.

Il avait quitté l'Algérie en février 2013 après une nouvelle enquête sur des faits présumés de corruption liés à des contrats entre le groupe italien ENI et Sonatrach, dans laquelle il était cité.

Six mois après son départ, la justice algérienne avait lancé un mandat d'arrêt international contre lui, ensuite annulé pour "vice de forme", selon la presse algérienne.

Son retour était pressenti depuis que le chef du Front de libération nationale (FLN, parti présidentiel) Amar Saadani était devenu son fervent défenseur, en affirmant qu'il était le "meilleur ministre" que l'Algérie ait connu.

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