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17/03/2016 12:55 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

USA: prison pour un Américain recruteur de l'Etat islamique

Un Américain d'origine yéménite a été condamné jeudi à 22 ans et demi de prison, pour avoir cherché à recruter au profit du groupe jihadiste Etat islamique (EI) aux Etats-Unis.

Mufid Elfgeeh, 32 ans, de Rochester (nord-est) avait été arrêté le 31 mai 2014, et avait plaidé coupable en décembre dernier.

"Grâce à cette condamnation, un des premiers recruteurs de l'EI jamais arrêté (aux Etats-Unis) a été traduit en justice et servira maintenant une très longue peine de prison", s'est réjoui le procureur fédéral pour l'Ouest de l'Etat de New York William Hochul.

"L'horrible violence de l'EI vise les hommes, femmes et enfants, les musulmans et les non musulmans, et les services de sécurité continueront à enquêter vigoureusement et à poursuivre quiconque cherche à fournir un soutien matériel à cette organisation terroriste étrangère désignée", a ajouté le ministre adjoint de la Justice en charge de la sécurité nationale John Carlin dans un communiqué.

Très actif sur les réseaux sociaux, Mufid Elfgeeh était accusé d'avoir, entre décembre 2013 et fin mai 2014, recruté deux personnes, et essayé de les envoyer en Syrie pour rejoindre le groupe jihadiste. Les deux hommes coopéraient secrètement avec le FBI.

Mufid Elfgeeh, qui avait trois comptes Twitter et 23 comptes Facebook, avait envoyé à l'un d'eux des vidéos de propagande, et organisé un contact via Facebook entre cet individu et un contact de l'EI en Irak. Il avait donné des conseils aux deux individus pour se rendre en Syrie sans se faire remarquer et intégrer l'EI, selon les enquêteurs.

Il leur avait acheté un ordinateur portable et un appareil photo à emporter en Syrie et, en mai 2014, avait coordonné la logistique de leur voyage avec un contact à l'étranger, selon la même source.

Il avait aussi envoyé 600 dollars à une troisième personne à Aden au Yémen, pour l'aider à se rendre en Syrie, également pour rejoindre l'EI.

Mufid Elfgeeh utilisait aussi les réseaux sociaux pour recevoir et disséminer des informations sur les activités de l'EI, encourager au jihad et rechercher des soutiens financiers.

En décembre, il avait plaidé coupable d'avoir voulu fournir un soutien matériel à l'EI, "à travers ses efforts pour recruter des individus, lever des fonds et coordonner la logistique pour le groupe terroriste", selon les procureurs.

La durée de sa peine correspond à ce qui avait été négocié en échange de son aveu de culpabilité.

bd/elm