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17/03/2016 16:44 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

UE/Turquie: Hollande ne "peut pas garantir une issue heureuse" des discussions

Le président français François Hollande a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles qu'il ne pouvait pas "garantir une issue heureuse" des discussions entre l'Union européenne et la Turquie sur le contrôle de flux migratoires.

"Je ne peux pas vous garantir qu'il y aura une conclusion heureuse (des discussions) qui serait souhaitable pour les réfugiés, l'Europe et la Turquie", a dit le chef de l'Etat français à l'issue de la première journée d'un sommet européen.

Les 28 Etats membres de l'UE, "même s'il y a eu des interprétations, des conditions, des éléments de clarification qui ont été demandés, ont agréé une proposition qui va être maintenant discutée avec la Turquie", a-t-il encore indiqué.

Celle-ci doit être présentée vendredi matin à Bruxelles au Premier minitre turc Ahmet Davutoglu.

"Je pense qu'on est en bonne voie mais qu'on n'est pas encore arrivé", a insisté le président français, précisant que l'issue dépendra des négociations avec Ankara et "de l'accord des 28 sur le texte tel qu'il ressortira" de ces discussions.

Se voulant "très direct et très sincère", François Hollande a cependant souligné que "même s'il y avait cet accord" et "même s'il était bien mis en oeuvre, ce qui suppose beaucoup de moyens côté européen", les mouvements de population se poursuivront "si on ne règle pas la source des difficultés".

Le chef de l'Etat a ainsi insisté sur la nécessité d'une "poursuite du cessez-le-feu" en Syrie et de parvenir "enfin à la transition politique" à Damas.

Il a également évoqué "une autre situation qui nous inquiète", la Libye, parlant d'un "risque très sérieux" si "le chaos demeure qu'il y ait de nouveaux mouvements de populations" passant par "Malte, l'Italie et demain, une fois encore, des pays comme l'Allemagne et la France".

Concernant la Grèce, qui connaît un nouvel afflux de réfugiés, M. Hollande a souligné qu'il fallait mettre en place dans les prochaines semaines des "moyens humains" pour statuer sur les demandes d'asile.

Pour la France, a-t-il précisé, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) "mettra immédiatement, dès lors que l'accord aura été validé, des personnels à disposition". Paris, selon lui, mobilisera également "des juristes et des magistrats".

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