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17/03/2016 11:50 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Simulation d'attentat chimique dans une "fan zone" à trois mois de l'Euro 2016

Vers 18H00 jeudi, une énorme explosion retentit à Nîmes dans le sud de la France. Des cris de peur et de douleur fusent pour les besoins d'un entraînement antiterroriste organisé dans un "fan park" fictif à trois mois de l'Euro 2016.

Le scénario retenu pour cet exercice est celui d'une attaque de nature radiologique, biologique et chimique qui se déroule à "X Ville".

Dans la "fan zone" --des périmètres destinés à accueillir les supporters dans les 10 villes hôtes lors de la compétition organisée en France du 10 juin au 10 juillet--, les supporters incarnés par 1.200 policiers, arborant perruques colorées et drapeaux, interrompent immédiatement leurs chants et leurs danses.

De nombreux "blessés" s'écroulent à terre. La foule tente de fuir le périmètre de la zone dans le plus grand désordre.

Les quelque 700 acteurs opérationnels --forces de secours et forces de l'ordre-- participant à la simulation se mettent alors en action pour évacuer la "fan zone". Nombre d'entre eux portent des masques.

Selon la gravité de leurs blessures ou de leur possible contamination, les supporters sont pris en charge par des hommes vêtus de combinaisons intégrales. Certains sont évacués sur des brancards vers des tentes.

"On nous annonce un nombre important de blessés au niveau de la porte 3", crache une voix lointaine dans le talkie-walkie d'un CRS. "Qui c'est qui s'occupe des poseurs de bombe?", interroge un autre après de longues minutes d'incertitude. "C'est un entraînement, on n'est pas là pour être jugés, il faut juste se coordonner", temporise un troisième.

Plus de 70 services ou directions appartenant à quatre ministères différents (Défense, Intérieur, Justice et Santé) ont été mobilisés pour cet exercice.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, présent ainsi que le ministre des Sports Patrick Kanner, a salué un "exercice de grande ampleur" mené "afin d'assurer cette grande fête sportive dans des conditions de sécurité maximale".

Les entraînements de ce type doivent se multiplier à l'approche de l'événement. La question de la sécurité dans les "fan zones" est un enjeu majeur depuis les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés à Paris et aux abords du Stade de France à Saint-Denis.

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