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17/03/2016 08:18 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Migrants: Hollande veut un "accord global" à Bruxelles

Le président français François Hollande a appelé à un "accord global" des 28 Etats membres de l'Union européenne sur la crise des migrants, qui engagerait aussi la Turquie, à son arrivée jeudi à un sommet européen à Bruxelles.

"Ce que je veux, c'est un accord global", a souligné le chef de l'Etat français devant la presse.

"La Turquie accueille beaucoup de réfugiés" et jouera un rôle "essentiel" pour que le retour sur son territoire des migrants qui ont rejoint illégalement la Grèce ait effectivement lieu, a-t-il fait valoir.

Ankara doit cependant apporter selon lui des "garanties" sur ce qu'elle "prétend organiser" pour permettre ces retours. De la même manière, a-t-il relevé, il faudra "veiller" au respect du droit d'asile pour ces migrants.

François Hollande a également réaffirmé qu'Ankara devrait respecter l'ensemble des 72 critères fixés par l'UE pour obtenir une libéralisation des visas accordés à ses ressortissants.

De la même manière, la relance des discussion d'adhésion de la Turquie à l'UE, souhaitée par Ankara, ne pourra pas se faire "n'importe comment", a-t-il prévenu.

Parallèlement, le président français a plaidé pour un soutien financier européen à la Grèce qui, sinon, "ne pourra pas faire face" à l'afflux de réfugiés sur son territoire.

En conclusion, il a averti qu'il n'accepterait un accord que "si nous pouvons dire très clairement aux Européens que nous sommes en train d'apporter une réponse commune à la question très grave des réfugiés".

M. Hollande a par ailleur nié toute "fâcherie" avec Berlin après un dîner entre la chancelière allemande Angela Merkel et les Premiers ministres turc et néerlandais, Ahmet Davutoglu et Mark Rutte, auquel il n'avait pas été convié, le 6 mars, et qui a servi à préparer le projet d'accord avec la Turquie, court-circuitant les autres Etats membres.

"Non, il n'y a pas de réconciliation parce qu'il n'y a pas de fâcherie", a-t-il assuré, relevant toutefois que "si la France et l'Allemagne ne sont pas ensemble, il ne peut pas y avoir de force dans la dynamique européenne".

ha/agr/lpt