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17/03/2016 08:03 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Ligue des champions - Trois épouvantails sur la route des demi-finales

Barcelone, Bayern Munich, Real Madrid: si le plateau des quarts de finale est plutôt relevé, les autres équipes encore en lice espèrent surtout éviter ces trois superpuissances lors du tirage au sort, effectué vendredi (11h00 GMT) en Suisse.

. Le PSG en quatrième puissance ?

Les pires tirages vendredi pèsent 20 Ligues des champions à trois. Il y a le tenant du titre barcelonais, qui a passé 5 buts sans trop se fouler à Arsenal (2-0, 3-1). Le Bayern Munich de Pep Guardiola, bousculé par une Juventus Turin magnifique mais finalement vainqueur d'une double confrontation aux allures de finale (2-2, 4-2 a.p.).

Et le Real Madrid, qui n'a plus que la Ligue des champions pour sauver sa saison et reste une redoutable machine à gagner, la Roma peut en témoigner (2-0, 2-0). A quoi peut s'ajouter le Paris SG, qui entend franchir le cap des quarts de finale cette saison, après avoir écarté Chelsea (2-1, 2-1) en huitièmes et sévèrement bousculé le Real Madrid en phase de poule.

. Injouable Barça

Il reste toutefois, a priori, plus accessible qu'un FC Barcelone en totale confiance, en démonstration face à Arsenal et porté par une ligne d'attaque Messi-Neymar-Suarez en fusion. "La seule équipe que je souhaite éviter, c'est le Barça, donc, on ne risque pas de tomber dessus", a d'ailleurs plaisanté l'entraîneur du club catalan, Luis Enrique, à l'issue des huitièmes de finale.

Il aurait aussi pu citer le Bayern Munich, qui peut s'appuyer sur son huitième de finale épique contre la Juventus Turin pour aborder les quarts de finale sereinement. Menés 2-0 à domicile après avoir ramené un nul 2-2 lors du match aller, les Munichois ont égalisé dans les arrêts de jeu après avoir étouffé la Juve, avant de porter l'estocade en prolongation (4-2, a.p.). La démonstration de coaching administrée par Pep Guardiola, qui quittera le club en fin de saison, a en outre montré que le club munichois avait la ressource pour répondre à toutes les éventualités.

. Les outsiders

Manchester City, racheté en 2008 par un fonds souverain d'Abou Dhabi, est un challenger a priori relevé, même si les Citizens ont affiché leurs limites sur la scène européenne ces dernières saisons. C'est en effet la première fois de leur histoire qu'ils franchissent le cap des huitièmes de finale, et ils risquent de devoir faire sans leur capitaine Vincent Kompany, sorti blessé lors du match retour contre le faible Dynamo Kiev (3-1, 0-0).

Autre tirage compliqué: l'Atletico Madrid, finaliste en 2014, a eu toutes les peines du monde à se débarrasser du PSV Eindhoven en huitièmes de finale (0-0, 0-0, 8 t.a.b. à 7) mais la qualité de son collectif et son expérience en font un adversaire redoutable, présent dans le Top 8 européen pour la troisième année consécutive.

A priori, Wolfsburg et le Benfica Lisbonne semblent bien davantage "prenables". C'est la première fois que les coéquipiers des champions du monde Draxler et Schürrle se hissent jusqu'aux quarts de finale de la compétition reine, et ils ont perdu leur atout maître de la saison précédente, le Belge Kevin de Bruyne, parti à Manchester City. Pour Benfica, il s'agit d'une renaissance, puisque le club double champion d'Europe (1961, 1962) n'avait plus accédé à ce niveau de compétition depuis la saison 2011-12.

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