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17/03/2016 14:33 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Les investissements dans les infrastructures démarrent souvent lentement

OTTAWA — Des documents récemment publiés démontrent qu'il faut généralement de quatre à cinq ans aux programmes d'infrastructures fédéraux pour atteindre leur point culminant en matière d'investissements, peu d'argent étant dépensé dans les premières et les dernières années.

L'évaluation effectuée par Infrastructure Canada s'est penchée sur les programmes fédéraux de la dernière décennie et a découvert qu'ils fonctionnaient souvent à plein régime quatre ou cinq ans après leur lancement, soit environ à la moitié de leur durée de vie.

Selon les documents, peu de fonds sont distribués au cours des deux premières années et, entre la sixième et la dixième année, les dépenses diminuent progressivement, des montants peu élevés étant alloués chaque année.

L'évaluation, dont La Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, indique que cette tendance a été observée à la fois pour les grands programmes nationaux et les petits programmes locaux.

Si cette tendance s'applique aussi au nouveau plan des libéraux concernant les infrastructures, le plus gros des investissements aura lieu en 2020 ou 2021, juste après les élections fédérales de 2019.

Le gouvernement de Justin Trudeau prévoit injecter 60 milliards $ d'argent neuf dans le programme d'infrastructures fédéral au cours des 10 prochaines années, principalement pour les infrastructures vertes — comme les égouts et les usines de traitement des eaux — ainsi que les infrastructures sociales — tels les logements à prix abordable, les garderies, les résidences pour personnes âgées et le réseau de transport en commun.

Les détails de ce plan devraient être annoncés dans le budget fédéral qui sera déposé mardi.

Les municipalités et les provinces attendent de connaître les exigences qu'elles devront respecter pour recevoir du financement, le moment où elles pourront présenter leurs demandes et la manière de les soumettre.

Le gouvernement prévoit consacrer les deux premières années du nouveau programme à restaurer des infrastructures existantes.

D'après lui, cela permettra d'éviter que l'argent demeure inutilisé et de cibler des projets modestes que les villes pourront réaliser immédiatement pendant qu'elles planchent sur les projets de plus grande envergure.