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17/03/2016 04:51 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Le procès Vatileaks interrompu en raison de problèmes de santé de Chaouqui

Le procès Vatileaks sur la fuite de documents confidentiels du Saint-Siège, qui devait se poursuivre vendredi, a été repoussé au 6 avril prochain, en raison de problèmes de santé de l'accusée Francesca Chaouqui, a indiqué le Vatican.

Le bureau de presse a confirmé un tweet du journaliste Gianluigi Nuzzi, l'un des accusés au même procès, et qui avait annoncé ce renvoi.

L'avocate Laura Sgro, qui défend Mme Chaouqui, consultante italienne en communications devant le tribunal du Saint-Siège, a présenté jeudi des attestations médicales sur ses problèmes de santé liés à sa grossesse. "A la suite d'une visite à l'hôpital, il a été prescrit à Mme Chaouqui une repos complet au lit pendant une durée de vingt jours".

Le président du tribunal Giusepppe Dalla Torre a fait savoir que la prochaine audience était "prévue" le 6 avril prochain dans la matinée.

Lors des audiences de mardi et mercredi dans le petit tribunal, Me Sgro avait fait valoir que sa cliente, enceinte de six mois, avait perdu du sang en raison de sa grossesse, et qu'elle avait besoin de subir une intervention chirurgicale.

Mme Chaouqui, qui n'a pas encore été interrogée, est jugée pour avoir livré des documents confidentiels à des journalistes, dont M. Nuzzi, alors qu'elle était membre d'une commission chargée par le pape de l'assister dans ses projets de réforme de la gouvernance économique et financière du Saint-Siège. Elle est aussi accusée par l'autre principal accusé, le prélat espagnol Lucio Angel Vallejo Balda d'avoir exercé sur lui un chantage et des menaces.

Dans un texte posté sur son compte Facebook, Mme Chaouqui se venge de ces accusations, en promettant de révéler bientôt une confession que lui aurait faite Mgr Balda sur sa vie sexuelle et sentimentale, lors d'une nuit à Florence en 2015, insinuant que le prélat n'avait pas respecté son voeu de chasteté.

Le procès avait débuté brièvement en novembre, avant d'être interrompu pour des expertises techniques. Il avait repris samedi dernier. Deux des accusés, Mgr Balda et le journaliste Emiliano fittipladi ont été successivement interrogés.

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