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17/03/2016 10:48 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Le dollar aide le pétrole à remonter au plus haut de l'année

Les cours du pétrole ont nettement monté jeudi, pour terminer au plus haut de l'année à New York, aidés par un net affaiblissement du dollar qui s'est ajouté à un contexte d'optimisme sur une baisse concertée de l'offre entre grands producteurs.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en avril, qui avait déjà pris plus de deux dollars la veille, a gagné 1,74 dollar à 40,20 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau où il n'avait plus terminé depuis décembre 2015.

La hausse de jeudi "s'explique avant tout par l'affaiblissement du dollar, à la suite de la décision d'hier de la Réserve fédérale (Fed), auquel les cours pétroliers réagissent de façon inverse", a jugé Bob Yawger, de Mizuho Securities.

La faiblesse du dollar, qui pâtit de l'attentisme manifesté par la banque centrale américaine quant à la normalisation de sa politique monétaire, profite au marché de l'or noir car les échanges y sont libellés en monnaie américaine et en deviennent donc plus intéressants pour les investisseurs.

Plus largement, en laissant entendre qu'elle ne se presserait pas pour poursuivre le retrait de son soutien à l'économie, la Fed "a donné le feu vert à des achats sur l'ensemble des marchés de matières premières, y compris le pétrole", a remarqué Tim Evans, de Citi, tout en jugeant cette réaction excessive.

Les retombées de cette décision, publiée mercredi peu avant la clôture du marché pétrolier new-yorkais, se sont adjointes à un regain de confiance sur un accord entre grands pays de producteurs pour réduire une offre pléthorique à travers le monde.

"Une nouvelle fois, on se met à espérer un abaissement de la production, à l'occasion de la réunion du mois prochain", a reconnu Matt Smith, de ClipperData, tout en mettant lui aussi l'accent sur l'affaiblissement du dollar.

Il faisait référence à l'annonce mercredi d'un sommet le 17 avril entre une quinzaine de producteurs, membres ou non de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui s'inscrit dans le sillage d'un accord conclu en février entre l'Arabie saoudite, meneur du cartel, et la Russie, acteur majeur ne lui appartenant pas, sur un gel de leur offre.

Egalement conclu par le Qatar et le Venezuela, deux membres de l'Opep, cet accord avait relancé des cours tombés en début d'année au plus bas depuis 2003.

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