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17/03/2016 06:51 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Hugo Barrette encore sous le choc après sa qualification olympique

Je vais à Rio. Ma qualification s'est confirmée après la Coupe du monde de Hong Kong, mais tout se passait tellement vite que je ne l'ai pas vraiment réalisé. Maintenant que la saison est terminée et que je profite d'un petit congé, l'information vient de rentrer d'un coup.

Un texte d'Hugo Barrette

Je suis vraiment fier de ce que j'ai accompli. Le processus de qualification a été beaucoup plus ardu que nous le pensions. Le niveau des compétiteurs ne cesse d'augmenter et, en plus, il y a eu mon accident.

Comme j'ai raté des compétitions, j'ai été obligé de mettre tous mes œufs dans le même panier et de miser ma qualification sur la Coupe du monde de Hong Kong.

Il y avait beaucoup de pression, car je savais que je devais monter sur le podium.

En même temps, c'était un avantage parce que c'est dans ces moments que je me surpasse le plus.

Ce n'est pas que j'aime le stress, mais je crois que le sentiment d'urgence de performer augmente ma concentration. C'est difficile à expliquer, mais je suis vraiment meilleur sous pression.

Si je pouvais toujours avoir le même sentiment lorsque je suis en situation de stress, je le prendrais à chacune de mes courses. Je n'aime pas me sentir comme ça, mais j'aime les résultats!

On dirait que mes jambes fonctionnent mieux, ça semble être vraiment utile pour moi.

Une saison en montagne russe

C'est d'ailleurs la pression de performer qui m'a permis de quitter les Jeux panaméricains de Toronto avec trois médailles, dont deux en or, en juillet dernier.

Je voulais gagner à la maison, devant ma famille et mes amis.

Ce n'était pas une compétition importante dans le processus de qualification olympique, mais c'était dans mon pays et ça demeurait de grands Jeux.

C'est pour des événements comme ceux-là que je vis une vie d'athlète.

Il y a trois ou quatre ans, je me voyais déjà gagner les Jeux panaméricains au Canada. J'étais conscient que ça demanderait beaucoup d'efforts.

Mais je savais que c'était la chance d'une vie et que je ne revivrais probablement jamais des Jeux au Canada.

Tout le monde savait que mon cycle d'entraînement était programmé spécialement pour cet événement. Je ne pouvais pas me permettre de rater mon coup.

Au fil des années, il fallait que j'augmente mon niveau de plus en plus rapidement pour avoir une chance contre les adversaires que j'allais affronter au vélodrome de Milton.

Quand je me suis donné mon objectif, les meilleurs cyclistes des Amériques se situaient vers le 10e rang mondial, mais ils n'ont cessé de progresser.

Si bien qu'il y avait un vice-champion du monde et des vainqueurs en Coupe du monde sur la ligne de départ des épreuves que je disputais.

Le défi est devenu énorme. Pour remporter les Jeux panaméricains, il fallait non seulement que je sois parmi les meilleurs du continent, mais aussi de l'élite mondiale.

Je crois que c'est grâce à toute cette pression que je me suis retrouvé deux fois sur la plus haute marche du podium au sprint et sur la troisième marche au keirin.

Je n'avais jamais fait aussi bien, mais j'ai pris énormément d'expérience. Ça m'a donné une confiance énorme.

J'occupe actuellement le 7e rang au classement mondial et je suis prêt à embarquer à fond dans l'aventure olympique.

(Avec la collaboration de Sportcom)