Dans le frigo de... Marie-Claude Savard

Marie-Claude Savard est auteure (le livre 180 degrés – Virage d’une vie fut lancé en octobre dernier), animatrice et nouvellement porte-parole de l’organisme Jeunesse J’écoute. Si cette dernière a levé le voile dernièrement sur une période de sa vie plutôt sombre dans un texte intitulé La fois où j'ai failli y laisser ma peau et dans la série Ma maladie mentale, force est de constater que la jolie femme est aujourd’hui pétillante et rayonnante de bonheur. Elle a cette petite étincelle dans le regard…

Mais au fait, à quoi crédite-t-elle son éclat? À un jus vert quotidien? À une cure détox hivernale? À une alimentation crudivore, biologique? Du tout! La belle n’est pas vraiment du type smoothie, mis à part ces quelques fois l’hiver où elle se sent manquer cruellement de vitamines. « Mon amie Jacynthe René, elle, me reçoit toujours chez elle avec un jus vert lorsque je vais la visiter », dit-elle.

Pas très grano, alors, mis à part pour deux bouteilles de chlorophylle qu’elle conserve dans son réfrigérateur, mais sinon, elle n’est pas du type vitamines ou suppléments non plus. « Je bois de l’eau durant la journée lorsque je travaille, alors c’est facile pour moi de simplement ajouter de la chlorophylle à mon eau. En plus, le fait qu’elle soit additionnée de lime, de menthe ou de basilic fait que ça se boit très facilement », explique-t-elle.

Mais alors, tous ces sacs de fruits congelés ne sont donc pas destinés à être incorporés à un smoothie? « Pas vraiment. J’achète souvent des fruits congelés l’hiver, vu que certains fruits ne sont pas en saison et qu’ils ne goûtent donc rien. Je trouve que c’est un excellent moyen d’éviter le gaspillage, que je déteste énormément. Je rajoute des framboises et des baies à mon yogourt grec, c’est une bonne façon d’utiliser les fruits congelés, je trouve ».

Je lui fais remarquer qu’il n’y a pas vraiment de viande dans son frigo – c’est que Marie-Claude Savard pratique le pescétarisme, c’est-à-dire qu’elle s’abstient de consommer de la chaire animale à l’exception de celle des poissons et des fruits de mer. Elle m’apprend même que, vu qu’elle vit avec son conjoint, elle a déjà suivi des cours de cuisine dans le passé afin d’apprendre à cuire la viande parfaitement, « vu que je ne peux y goûter et que c’est mon chum qui en mange ». Voilà qui est plutôt inusité!

Une fille qui ne fait pas dans les excès, donc. Je lui fais remarquer qu’elle assiste souvent à des ouvertures de bars ou de restos montréalaises et que son frigo regorge de condiments. Serait-elle plutôt de type resto? Après tout, elle était l’un des associés du restaurant Grenouille, sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal. « Je dirais 50-50. Lorsque je suis à la maison, je mange surtout des salades, je dirais que c’est ma spécialité. J’ai toute une gamme de déclinaisons de vinaigrettes que je prépare, c’est toujours intéressant, j’y ajoute des noix et des fruits séchés, j’utilise plusieurs types de salade aussi ». Pas besoin d’être compliqué, mais le tout se doit d’être savoureux!

Elle boit du lait d’amande et sa mayonnaise est organique, mais sinon Marie-Claude n’est pas rigide lorsqu’il est question de son alimentation. Dans son frigo, une multitude de laitues différentes afin de préparer en moins de deux des plats sains et sensés.

Aucune boisson gazeuse ni eau pétillante non plus. Mais attention! La demoiselle a un grand appétit : « J’ai définitivement une bonne fourchette, affirme-t-elle sans hésitation. J’ai été élevée par une mère grano dans les années soixante-dix… ça dit tout. C’est certain que ça semble être plus facile de manger sain lorsqu’on a été élevé ainsi que le contraire… »

Son pire vice culinaire? Les pâtes ainsi que les fromages. « Je ne suis pas du tout du type salade au restaurant… Par contre, je raffole des pâtes, et une précision s’impose! Pas les pâtes de kamut ni de sarrasin, là! Les pâtes blanches! Il m’est même déjà arrivé de commander au resto une deuxième portion de pâtes tellement ce que je mangeais était délicieux! » Celle qui a signé la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée est donc résolument équilibrée… Un bel exemple par ces temps où certains ont volontairement écarté de leur alimentation les carottes à cause de leur indice glycémique… Au fait, Marie-Claude a-t-elle la dent sucrée? Il est vrai que son frigidaire ne semble contenir aucun sucre ni dessert… « Alors là, je n’ai pas du tout la dent sucrée! » Quoi? Même pas de chocolat? « Par contre, il m’arrive à l’occasion de manger du bon chocolat! » s’empresse-t-elle d’ajouter.