DIVERTISSEMENT
17/03/2016 03:24 EDT

Les films à l'affiche dès le 18 mars 2016 (PHOTOS)

moodboard via Getty Images
Audience Screaming in Movie Theater

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

THE BRONZE

États-Unis. 2016. 108 min.

Comédie dramatique de Bryan Buckley avec Melissa Rauch, Gary Cole, Thomas Middleditch, Sebastian Stan, Cecily Strong, Haley Lu Richardson.

Dix ans après avoir décroché la médaille de bronze en gymnastique aux Jeux olympiques, Hope Ann Gregory vit aux crochets de son père, dans une banlieue-dortoir en Ohio. Profitant sans vergogne des largesses d'un voisinage qu'elle méprise avec délectation, Hope passe ses journées à se comporter en ex-enfant chérie. Mais son étoile n'en finit plus de pâlir. Un jour, la jeune femme reçoit une offre impossible à refuser: 500,000$ pour diriger l'entraînement d'une gymnaste montante de sa petite ville, qui menace cependant de l'éclipser.

Partant d'une prémisse accrocheuse, cette comédie hésite hélas entre la farce adolescente vulgaire et l'étude de caractère, au fil d'un scénario répétitif, mis en scène sans imagination ni relief. Dommage pour la coscénariste Melissa Rauch ("The Big Bang Theory"), qui déploie beaucoup d'humour et d'énergie dans le rôle principal.

LE CAVALIER DE COUPE

États-Unis. 2015. 117 min.

Drame psychologique de Terrence Malick avec Christian Bale, Natalie Portman, Cate Blanchett, Imogen Poots, Nick Offerman, Antonio Banderas.

Rick est un acteur de Hollywood beau et charismatique, à qui la fortune sourit. Mais son existence est un ballet fastidieux de querelles familiales, d'histoires d'amour abruptement interrompues et de rencontres sans lendemain. D'une part, il se pose en arbitre dans le conflit sans fin entre son frère cadet toxicomane et leur père intransigeant. D'autre part, ses relations amoureuses passionnées avec Nancy, une chirurgienne, et avec Elizabeth, une actrice, ont mené à l'impasse. Plus superficielle, sa liaison avec une top-modèle a aussi fait long feu, pour laisser place à des aventures d'une nuit avec des femmes jeunes, belles, ambitieuses, toujours prêtes à monter dans le lit d'une star. Hanté par les souvenirs d'un passé marqué par l'éphémère, Rick tente de trouver un sens à sa vie présente.

TREE OF LIFE avait marqué pour Terrence Malick (DAYS OF HEAVEN) l'apothéose d'une expérience narrative et formelle personnelle, qui a depuis viré à la formule. Ici encore, des voix off méditatives se posent sur un collage stroboscopique d'images digressives, auxquels le grand chef-opérateur Emmanuel Lubezki (BIRDMAN) donne l'allure de home movies haut de gamme.

CEMETERY OF SPLENDOUR

Thaïlande. 2015. 122 min.

Drame poétique de Apichatpong Weerasethakul avec Jenjira Pongpas, Banlop Lomnoi, Jarinpattra Rueangram, Petcharat Chaiburi, Tawatchai Buawat.

Jenjira revient sur les lieux de son ancienne école, transformée en dispensaire provisoire. Celui-ci abrite des soldats atteints d'une étrange maladie du sommeil, dont les signes vitaux sont enregistrés par des tubes fluorescents. Déterminée à se rendre utile, la veuve infirme s'attache à Itt, un beau soldat qui s'éveille à l'occasion. Oeuvrant dans le même dispensaire que Jenjira, Keng, une jeune médium, entre en contact avec les malades endormis, et va jusqu'à communiquer avec les esprits de leurs incarnations antérieures. Guidée par toutes ces expériences insolites vers le chemin de la connaissance intérieure, Jenjira reçoit la visite de deux déesses. Celles-ci lui annoncent que les âmes des militaires endormis sont les otages des esprits des rois anciens. L'incident éveille sa curiosité pour la mémoire du dispensaire, installé sur un site jadis sacré, maintenant le théâtre d'un immense chantier de construction.

Le Thaïlandais le plus connu de la planète cinéma laisse surgir l'insolite et l'étrange à travers de longs et magnifiques plans fixes et un mixage sonore très sophistiqué. L'intrigue subliminale, sur la mémoire des lieux, relève de l'expérience sensorielle, davantage que du récit conventionnel. L'approche personnelle, en marge des courants, est à tous égards admirable.

DIVERGENCE - ALLÉGEANCE

États-Unis. 2016. 121 min.

Science-fiction de Robert Schwentke avec Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels, Ansel Elgort, Miles Teller, Zoë Kravitz, Naomi Watts, Octavia Spencer.

Alors qu'on croyait Chicago délivrée de la tyrannie, la nouvelle dirigeante, Evelyn, maintient l'interdiction de sortir de ce qui s'est révélé être une cité laboratoire, ceinturée par un mur imposant. Profitant du chaos ambiant, Tris, avec l'aide de son amoureux Four, libère son frère Caleb, juste avant qu'on l'exécute pour haute trahison. Puis le trio, auquel se joignent trois camarades, brave le décret d'Evelyn et saute le mur. De l'autre côté, les jeunes découvrent une zone dévastée à l'atmosphère toxique, peuplée de survivants aux abois. Franchissant un portail translucide, les évadés pénètrent dans un vaste complexe scientifique, dirigé par le mystérieux David. Celui-ci révèle à Tris que le cataclysme mondial a été provoqué il y a deux siècles par une expérience qui a mal tourné, mais qu'en raison de sa pureté génétique absolue, elle seule peut empêcher l'extinction de l'humanité. Utilisé comme soldat par David, Four met sa compagne en garde contre ce dernier, qui continue à manipuler les habitants de Chicago. Et ce, au moment où Evelyn mène une guerre sans merci contre une faction dissidente.

Tiré du dernier tome de la saga dystopique de Veronica Roth, ce premier volet (de deux) vaut surtout pour ses décors grandioses et ses effets visuels imaginatifs. Moins pour son scénario, confus et parfois incohérent, sur le thème connu des dérives de l'eugénisme, ni pour le jeu de sa figure de proue Shailene Woodley, vigoureux mais terne.

MIRACLES FROM HEAVEN

États-Unis. 2016. 109 min.

Drame de Patricia Riggen avec Jennifer Garner, Kylie Rogers, Martin Henderson, Eugenio Derbez, Brighton Sharbino, Courtney Fansler, John Carroll Lynch, Queen Latifah.

Le bonheur tranquille de Christy Beam, épouse d'un vétérinaire texan, est assombri quand elle apprend qu'Anna, leur fille de dix ans, souffre d'une maladie digestive incurable. Sans se laisser abattre, la mère très croyante prend l'avion pour Boston avec la petite malade et force la porte du docteur Nurko, éminent gastroentérologue pour enfants recommandé par son médecin de famille. Or, malgré ses encouragements et son entrain, le spécialiste ne peut rien faire pour soigner Anna. Laquelle, éprouvant des douleurs constantes, ne demande qu'à mourir. Révoltée de voir Dieu abandonner ainsi sa fillette, Christy perd la foi, au grand désarroi de son époux et de son pasteur. Alors que tout semble perdu, un événement étrange se produit. Grimpant avec sa soeur aînée dans le gros arbre devant leur maison, Anna trébuche et tombe à l'intérieur du tronc. Après un sauvetage compliqué, elle est hospitalisée pour une commotion cérébrale. Mais à sa sortie, la fillette ne montre plus aucun signe de maladie.

Produit par la division chrétienne des studios Columbia, tout comme HEAVEN IS FOR REAL et RISEN, cette adaptation sincère d'une histoire censément véridique donne un film tantôt poignant, tantôt agaçant. Ainsi, la réalisation attentive se fait parfois lourde et kitsch, alors que l'interprétation alterne entre émotion vraie et mignardise ou hystérie.

MONTRÉAL LA BLANCHE

Canada. 2016. 97 min.

Drame de Bachir Bensaddek avec Rabah Aït Ouyahia, Karina Aktouf, Hacene Benzerari, Mohamed Aït Ouyahia, Pierre Lebeau, Reda Guerinik, François Arnaud.

Bien que la veille de Noël coïncide avec le ramadan, Amokrane, chauffeur de taxi d'origine algérienne, est au travail, dans les rues de Montréal. Son épouse et leurs trois enfants l'attendent à la maison et espèrent son retour hâtif. Or, Amokrane, tourmenté par son passé, préfère l'évasion que lui procure la routine du taxi. Alors qu'il raccompagne à bon port un père Noël de centre commercial, ce dernier lui suggère de faire monter une automobiliste qui, en plein embouteillage, vient de se faire confisquer sa voiture par la police. Kahina, immigrante algérienne, est à la recherche de son ex-mari, auprès de qui elle doit récupérer sa fille. D'escale en escale, Amokrane va progressivement sortir de sa réserve pour aider cette compatriote en qui il a reconnu la chanteuse populaire dont il était fan autrefois dans son pays, et que tout le monde là-bas croit morte.

Adaptant certains éléments de sa pièce documentaire créée en 2004, Bachir Bensaddek pose un regard nuancé sur la communauté algérienne montréalaise et sur les enjeux de l'immigration contemporaine. Mis en scène avec précision, le film aux dialogues parfois empesés développe deux personnages attachants, très bien défendus par Rabah Aït Ouyahia et Karina Aktouf.

ONLY YESTERDAY

Japon. 1991. 118 min.

Film d'animation de Isao Takahata.

À l'occasion d'un séjour à la campagne dans sa famille, une jeune Tokyoïte célibataire se remémore l'année de ses dix ans, en 1966. Ces divers souvenirs l'aident à faire le point sur ses aspirations professionnelles et ses besoins amoureux.

Ce beau film du réalisateur du TOMBEAU DES LUCIOLES et du CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA date de 1991. Il s'agit d'une adaptation sensible d'un populaire manga, qui traite avec pudeur et intelligence de la réalité des jeunes filles. Si l'animation manque parfois de souplesse, le dessin et les couleurs émerveillent, surtout lors d'envolées poétiques touchantes.

LE PROGRAMME

Grande-Bretagne. 2015. 103 min.

Drame biographique de Stephen Frears avec Ben Foster, Chris O'Dowd, Guillaume Canet, Jesse Plemons, Lee Pace, Denis Ménochet, Dustin Hoffman, Elaine Cassidy.

En 1993, le cycliste américain Lance Armstrong apprend du médecin italien Michele Ferrari que la prise d'EPO - une hormone synthétique qui stimule la formation et la croissance des globules rouges - pourrait améliorer ses performances. En 1995, ce produit illicite l'a transformé en champion mondial. La même année, Armstrong, atteint d'un cancer des testicules, se retire temporairement de la compétition. À son retour dans le circuit, le docteur Ferrari monte pour lui un programme de dopage sophistiqué. De sorte qu'en 1998, au sein de l'équipe US Postal, l'Américain remporte une éclatante victoire au prestigieux Tour de France, exploit qu'il répète sept années de suite. Mais les triomphes de l'athlète, ami des stars et créateur d'une fondation vouée à la recherche sur le cancer, éveillent les soupçons du journaliste sportif David Walsh. Fort du témoignage de Floyd Landis, ancien coéquipier reconnu coupable de dopage, Walsh dévoile au monde entier la vérité derrière les victoires d'Armstrong.

Non sans verser par moments dans l'esthétique publicitaire, Stephen Frears (THE QUEEN) porte efficacement à l'écran le livre de David Walsh. Lequel, tel un amoureux trahi et abandonné, y dépeignait son ex-idole comme un être manipulateur et mégalomane. Or, grâce à son jeu nuancé, Ben Foster compose un Armstrong plus complexe, à la fois vil, séduisant et charismatique.

LA VANITÉ

Suisse. 2015. 75 min.

Comédie dramatique de Lionel Baier avec Patrick Lapp, Carmen Maura, Ivan Georgiev, Adrien Barazzone, Nina Theron, Pierre-Isaie Duc.

Pour mettre dignement fin à ses jours, David Miller a fait appel à Electio, une agence suisse spécialisée dans le suicide assisté. Comme théâtre de son dernier souffle, l'architecte atteint d'une tumeur au cerveau a choisi un motel en périphérie de Lausanne, que lui-même et sa défunte épouse ont dessiné trente ans plus tôt. C'est dans ce lieu que le vieil homme a donné rendez-vous à Espe, veuve d'origine espagnole chargée par l'agence de l'accompagner jusqu'à son trépas. En guise de témoin obligé, Miller attend son fils Cecil, qu'il avait autrefois donné en adoption. Mais celui-ci, aussitôt arrivé au motel, refuse de s'exécuter et repart en coup de vent. Or, sans témoin, la procédure d'euthanasie ne peut avoir lieu. Devant la porte de la chambre, où Espe grille une cigarette, elle et David font la connaissance de Tréplev, un prostitué russe qui reçoit ses clients dans la chambre d'à côté.

Dans l'esprit et la manière d'Alain Resnais, le Suisse Lionel Baier (UN AUTRE HOMME) a tourné LA VANITÉ en studio, dans des décors hyperréalistes qui faisaient la saveur rétro de MÉLO et COEURS. L'ensemble apparaît parfois un peu forcé et artificiel, mais le texte riche, la réalisation sobrement expressive et les excellents interprètes sauvent la mise.