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17/03/2016 07:03 EDT | Actualisé 17/03/2016 07:13 EDT

Festival Regard: 20 ans de succès (PHOTOS)

Max-Antoine Guerin

Le festival Regard s’amorce au Saguenay en célébrant deux décennies d’existence vouées corps et âme au court métrage d’ici et d’ailleurs. Pour l’occasion, Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec la nouvelle directrice générale, Marie-Élaine Riou, ainsi qu’avec la porte-parole Anne-Élisabeth Bossé.

Elle n’a pas souvent porté les habits de porte-parole, mais pour Regard, la comédienne Anne-Élisabeth Bossé n’a pas hésité une seule seconde. «C’est un festival que je connais très bien pour l’avoir fréquenté plusieurs fois, a-t-elle déclaré tout sourire. La manifestation est festive. On est là pour avoir du plaisir et en même temps, on regarde une sélection incroyable de courts métrages. C’est un mélange parfait entre le "fond" et le "fun".»

L’actrice de théâtre que l’on peut suivre au petit écran dans la série des Appendices rêvait en secret qu’on lui propose ce rôle tant attendu de porte-parole. «J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les porte-paroles de Regard. Plus jeune, je voulais être assez "hot" pour me retrouver à leur place. Aujourd’hui, c’est mon tour et en plus, c’est pour les 20 ans! Je suis super contente.»

Elle n’a pas fait le voyage jusqu’au Saguenay pour donner des conférences ou des leçons de cinéma, a-t-elle prévenu. Son rôle est avant tout celui de représenter l’édition tout au long des cinq jours de la programmation. «Je suis une grande amoureuse du court métrage, alors c’est certain que je veux en voir. Je suis là pour rencontrer le public, échanger avec lui sur les œuvres.»

Selon la comédienne, le court métrage est une création à part entière. «Je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui disent que le court métrage est un sous-produit. Au contraire, c’est un format unique et très poétique. Il y a énormément de choses qui ne fonctionnent seulement qu’avec le court métrage.»

«Bien entendu que le court métrage peut s’avérer une rampe de lancement pour le long métrage, mais cela n’en fait pas pour autant un art mineur, a-t-elle martelé. Comme le dessin n’est pas de l’avant-peinture. Le dessin, c’est du dessin, la sérigraphie, c’est de la sérigraphie et du court métrage, c’est du court métrage.»

Une directrice et ses couleurs

Le court métrage, la nouvelle directrice s’y connait en la matière. Coordinatrice de la programmation et responsable du marché du court depuis 2012 au sein du même festival, Marie-Élaine Riou ne se sent pas trop dépaysée dans sa nouvelle fonction.

«Je fais partie de la même équipe. J’ai dans les mains un festival qui se porte très bien. Alors, je ne suis pas ici pour tout chambouler. On va continuer à faire de cet évènement un rendez-vous toujours aussi incontournable», a-t-elle promis.

Quelques changements ont tout de même été apportés pour les vingt ans. «On a raccourci le nom, a expliqué la directrice. Du festival Regard sur le court métrage au Saguenay, on est passé à Regard, tout simplement. Il reste que la manifestation demeure toujours consacrer au court métrage.»

Le désir de continuer dans la même voie n’empêche pas la directrice à ajouter sa propre couleur. «À la place des tables rondes comme on a pu voir dans les éditions précédentes, il y a maintenant des classes de maitres qui représentent des rendez-vous plus intimes avec les créateurs. Nicolas Roy va venir parler de son expérience de montage qu’il a eue sur le film Corbo. Ian Lagarde s’entretiendra sur la direction photo de Vic+Flo ont vu un ours. Tandis que Chloé Robichaud va revenir sur sa récente expérience de tournage pour son prochain film Pays.»

Le festival Regard se déroule au Saguenay jusqu’au 20 mars.

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