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17/03/2016 02:34 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Cambodge: le Premier ministre se défend d'avoir acheté des "like" pour sa page Facebook

L'autoritaire Premier ministre cambodgien Hun Sen a dû démentir jeudi des rumeurs sur son achat de "like" pour sa page Facebook, ouverte il y a peu pour tenter de conquérir le soutien des plus jeunes en vue des élections de 2018.

Hun Sen, 63 ans dont plus de 30 au pouvoir, s'est tardivement lancé en septembre 2015 à l'assaut des réseaux sociaux, via plusieurs applications destinées à ceux qui "souhaitent avoir des nouvelles de lui rapidement".

Depuis il publie notamment des mises à jour quotidiennes sur Facebook, évoquant souvent sa vie privée. Sa page, qui compte maintenant 3,2 millions de "like", est devenue l'une des plus dynamiques et des plus populaires du pays.

Mais Sam Rainsy, son rival politique en exil l'a accusé d'embaucher des étrangers pour créer de faux comptes Facebook et ainsi stimuler artificiellement sa popularité sur la toile.

"Je ne sais pas d'où ces +like+ proviennent", a expliqué Hun Sen lors d'une cérémonie de remise de diplômes à l'université de Phnom Penh, évoquant Rainsy, ce "perdant qui n'accepte pas de perdre".

D'après le Phnom Penh Post, quotidien cambodgien en langue anglaise de qualité, près de la moitié des admirateurs Facebook de Hun Sen ont des comptes ouverts à l'étranger, principalement en Inde.

"Si je peux acheter l'Inde, je dois être vraiment fort. Mais je suis juste heureux que moi, Hun Sen, je sois reconnu comme le Premier ministre cambodgien par les Indiens et des gens dans d'autres pays", a-t-il ajouté.

L'opposant Sam Rainsy et son parti, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), sont présents depuis bien plus longtemps sur les réseaux sociaux et le rival de Hun Sen a plus de 2,3 millions de "like" sur sa page Facebook.

"C'est encore un signe que Hun Sen tente désespérément que mettre un terme à la baisse de sa popularité", décrypte auprès de l'AFP l'analyste politique cambodgienne Ou Virak.

Au Cambodge, où des élections législatives doivent avoir lieu en 2018, les relations houleuses entre le pouvoir et les partis d'opposition se sont envenimées après les élections de 2013 à la suite desquelles le CNRP avait accusé le parti au pouvoir de fraudes.

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