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17/03/2016 11:29 EDT | Actualisé 18/03/2017 01:12 EDT

Amnesty demande au Maroc des garanties pour enquêter sur les droits de l'Homme

Le secrétaire général d'Amnesty International Salil Shetty a demandé jeudi au Premier ministre marocain Abdelilah Benkirane à "obtenir des garanties" permettant à son organisation d'enquêter sur les droits de l'Homme au Maroc et au Sahara occidental.

L'ONG a affirmé dans un communiqué n'avoir "pas pu mener de recherches sur la situation des droits humains dans le pays depuis 17 mois" et déploré l'arrestation en janvier 2015 par les autorités de deux de ses représentants et leur expulsion du Maroc.

M. Shetty, qui se trouve jeudi et vendredi à Rabat, entendait "obtenir des garanties quant à la possibilité pour l'organisation de mener des missions d'établissement des faits au Maroc et au Sahara occidental, selon le communiqué.

Le Sahara occidental est une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc, qui l'a annexée en 1975, mais le territoire est revendiqué par des indépendantistes (le Polisario).

Rabat propose une large autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins de un million d'habitants. Le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d'autodétermination.

"Depuis un an et demi, les autorités ont également interdit plusieurs événements de sensibilisation aux droits humains proposés par Amnesty International et durci les restrictions visant d'autres ONG locales et internationales", a ajouté le communiqué.

M. Shetty a également appelé le Maroc à "se diriger vers la pleine réalisation" de ses réformes adoptées avec la nouvelle Constitution il y a cinq ans, "afin de faire coïncider ses lois et institutions nationales avec les normes internationales relatives aux droits humains".

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