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11/03/2016 06:08 EST | Actualisé 12/03/2017 00:12 EST

Uber: l'industrie du taxi rejette la solution Daoust et veut une loi spéciale

QUÉBEC — La solution du gouvernement Couillard pour contrer Uber va prendre trop de temps, selon l'industrie du taxi, qui plaide l'urgence d'agir pour réclamer une loi spéciale.

Les représentants du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDTI) ont réagi, vendredi, aux propositions du ministre des Transports, Jacques Daoust, qui suggère de racheter des permis de taxi pour les revendre ou les louer aux chauffeurs d'Uber.

En conférence de presse à Québec, le porte-parole de l'industrie du taxi, Guy Chevrette, accueille favorablement le maintien des permis, donc le contingentement de l'industrie, mais estime qu'il y a encore trop d'éléments inconnus pour se réjouir.

Et surtout, le projet de loi que le ministre veut déposer d'ici à la fin de mars pour réformer l'industrie ne réglera pas rapidement les problèmes actuels des chauffeurs de taxi, selon lui. À ses yeux, ce n'est pas le temps de repeindre la salle de bain au moment où la maison est en feu.

M. Chevrette estime qu'il y a urgence de mettre fin aux services de transport Uber, qui sont illégaux. Il exige donc une loi spéciale comportant seulement quelques articles qui pourrait donc être adoptée rapidement, ou une injonction interlocutoire d'un tribunal pour stopper Uber.