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11/03/2016 05:29 EST | Actualisé 12/03/2017 00:12 EST

Le pétrole ouvre en hausse à New York

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse vendredi à New York, dans un marché heureusement surpris par un nouveau rapport de l'Agence internationale de l'énergie annonçant un début de rééquilibrage du marché à partir de fin 2016.

Vers 14H15 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en avril gagnait 71 cents à 38,55 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

La reprise des cours, après un fléchissement la veille, "est largement fonction du rapport de l'Agence internationale de l'énergie, qui représente un assez net changement par rapport au mois dernier (...) où il n'y avait pas beaucoup d'espoir", a noté Bob Yawger, chez Mizuho Securities.

L'AIE, dans son rapport mensuel publié vendredi, a noté que "les prix bas et la baisse des investissements ont clairement commencé à avoir un impact sur la production de pétrole dans les pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole", à commencer par les Etats-Unis.

"Des éléments montrent que les prix pourraient avoir atteint un point bas", a aussi noté l'AIE, qui précise que fin 2016, le surplus d'offre devrait être ramené à 0,2 mbj, contre encore 1,9 mbj au premier trimestre, ce qui devrait permettre d'achever le rééquilibrage en 2017.

M. Yawger a aussi estimé que les décisions prises par la Banque centrale européenne jeudi revenant à injecter des liquidités pour stimuler l'économie avaient un impact positif.

Les cours bénéficiaient en outre de l'affaiblissement du dollar face à l'euro après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE). Les échanges étant libellés en billets vert, tout recul du dollar bénéficie en effet aux acheteurs munis d'autres devises.

Enfin les investisseurs espéraient découvrir dans l'après-midi un nouveau recul du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, dans des chiffres publiés par la société de services Baker Hughes.

Pour autant, M. Yawger a noté que la reprise des cours risquait de ne pas durer, car "il y a toujours une quantité record de brut" dans le monde, et particulièrement aux Etats-Unis, où le remplissage du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, sud) approche dangereusement de sa capacité maximale.

Jeudi les cours avaient fléchi en raison de "l'émergence de doutes sur la tenue d'une réunion des grands pays producteurs le 20 mars", comme l'ont rappelé les analystes de Commerzbank.

chr/sha

BAKER HUGHES