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11/03/2016 13:10 EST | Actualisé 12/03/2017 00:12 EST

La CSN craint d'autres mises à pied à la suite de la décision de Davie

Chantier Davie Canada (CDCI) prévoit cesser les travaux de construction de l'un des navires jumeaux de la traverse de Tadoussac à compter de ce vendredi soir.

La Société des traversiers du Québec (STQ) a déploré, vendredi, cette décision, disant trouver «regrettables» les impacts «subis» par les employés du chantier naval. La STQ a soutenu ne pas pouvoir être tenue responsable des «décisions managériales» de CDCI depuis la signature du contrat de construction, tout comme elle dit ne pas pouvoir accepter que les contribuables du Québec «paient plus cher» en vertu des décisions prises par CDCI.

La STQ a réitéré sa volonté d'aller en médiation selon les termes du contrat la liant au chantier afin de régler les différends et de régulariser la situation, se disant «en attente de la réponse de CDCI».

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a affirmé pour sa part, vendredi, craindre de «nombreuses autres» mises à pied si l'impasse persiste après l'annonce, jeudi, de la perte de 189 emplois.

Le syndicat s'est dit à pied d'oeuvre pour faire en sorte de dénouer l'impasse dans le respect de la convention collective, invitant aussi le gouvernement à intervenir.

Plus tôt cette semaine, le ministre des Transports, Jacques Daoust, avait convié la STQ et Chantier Davie Canada à prendre part à un exercice de médiation, qui serait prévu au contrat liant les deux parties.

«Toute l'équipe de la STQ déplore les conséquences négatives que cette interruption des travaux pourrait engendrer notamment en termes de délais de livraisons déjà très importants. La STQ applique le contrat dans son intégralité. Dans la mesure où la Davie refuse la médiation, la STQ devra envisager l'application du volet juridique prévu au contrat», a affirmé par communiqué le président-directeur général de la STQ, Jocelyn Fortier.