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10/03/2016 19:05 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

La blessure à P.K. Subban a rappelé de bien mauvais souvenirs à Max Pacioretty

MONTRÉAL — Dans n'importe quelle autre circonstance, les joueurs du Canadien auraient été au comble du bonheur d'avoir remporté un deuxième match consécutif, jeudi soir au Centre Bell. Mais personne n'avait le coeur à la réjouissance au sein de l'équipe après le match contre les Sabres, à la suite de la blessure à P.K. Subban.

Et de ceux qui ont affronté les médias dans le vestiaire, le plus ébranlé était Max Pacioretty.

En voyant son coéquipier étendu de tout son long dans le coin de la patinoire, le capitaine du Canadien s'est revu il y a cinq ans presque jour pour jour. Le 8 mars 2011, Zdeno Chara des Bruins de Boston l'avait violemment projeté contre le coin de la baie vitrée au Centre Bell.

«J'ai déjà vécu une situation semblable, et ça a fait rejaillir des souvenirs très pénibles», a-t-il admis.

«Maintenant, je sais ce que mes coéquipiers pouvaient ressentir lorsque ça m'est arrivé. Quand vous êtes témoin d'un tel événement, et que vous voyez tous les soigneurs et tous les médecins, ça fait vraiment peur. Tout ce que nous pouvons faire, c'est de l'appuyer et d'espérer le meilleur.»

Pacioretty était l'un des joueurs qui se trouvait sur la glace pendant que Subban était étendu de tout son long, entouré de médecins. Mais il ignorait que l'incident impliquait Alexei Emelin.

«Personne n'a vu ce qui s'est passé. Certains pensaient qu'il avait été atteint par un bâton ou par un patin. C'est vraiment difficile de commenter sur ce jeu. Je ne peux pas donner un diagnostic. Ça semblait un jeu banal qui est devenu épeurant. C'était impossible de se concentrer par la suite.»

Pacioretty a par ailleurs indiqué que Subban était en mesure de bouger ses membres et de communiquer pendant qu'il était étendu sur la patinoire.

«Ça m'a encouragé de le voir bouger», a mentionné le capitaine du Canadien, qui n'a toutefois pas voulu relater les commentaires qu'a pu faire Subban pendant que les médecins prenaient toutes les précautions pour le sortir de la patinoire.

L'entraîneur-chef Michel Therrien n'a pas caché qu'il y avait beaucoup d'inquiétude sur le banc des joueurs.

«Chaque fois que les médecins sautent sur la patinoire, que ça prend du temps et qu'il sort sur une civière, il y a de quoi s'inquiéter. C'est tout à fait normal. Au moins, il était capable de bouger ses membres. C'est une bonne chose, dans les circonstances.»

La journée avait pourtant bien commencé pour Subban, qui s'était vu remettre le trophée Jean-Béliveau pour souligner son implication dans la communauté. De plus, il disputait un 274e match consécutif, une séquence qui s'était amorcée le 30 janvier 2013.