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11/03/2016 10:01 EST | Actualisé 11/03/2016 10:05 EST

Essai routier Mercedes-Benz Classe E 2017 : bonjour la technologie (PHOTOS)

Courtoisie

Être journaliste automobile, c’est essayer à un moment ou l’autre à peu près tous les véhicules offerts sur le marché. Une portion des essais a lieu à l’étranger, plusieurs mois avant l’arrivée officielle d’un modèle quelconque au Canada. C’est le cas, par exemple, de la Mercedes-Benz Classe E 2017 essayée au début du mois de mars à Lisbonne au Portugal.

Ces lancements médiatiques sont tous uniques, mais ils comportent tout de même des similitudes. Par exemple, il y aura toujours une présentation effectuée par le constructeur qui souhaite mettre en vedette les caractéristiques et nouveautés du modèle qui sera conduit lors de l’événement.

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S’il est parfois évident que le manufacturier n’a pas beaucoup à dire et cherche à promouvoir des éléments dont la pertinence est discutable, c’était loin d’être le cas avec la nouvelle Classe E 2017, la dixième génération du modèle intermédiaire de Mercedes-Benz.

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Parce qu’avec la Classe E, il y a beaucoup à dire. La voiture est bourrée de technologie, comme c’est désormais obligatoire lorsque l’on parle d’un véhicule de luxe. C’est particulièrement vrai du côté de la sécurité.

Certains diront que ce n’est pas que la Classe E qui peut se vanter d’offrir des technologies de pointe en matière de protection des occupants. Il est aujourd’hui possible d’avoir un système de freinage automatique, un régulateur de vitesse adaptatif ou encore un dispositif de surveillance des angles morts sur une voiture compacte économique et accessible à la majorité des budgets.

C’est tout à fait vrai. Sauf qu’il n’y a pas beaucoup de véhicules qui offrent un dispositif qui protège nos oreilles. La Mercedes-Benz Classe E 2017 a ce genre de technologie avec le système PRE-SAFE Sound qui réduit les effets du bruit d’une collision sur nos tympans en émettant un son tout juste avant un contact avec un autre véhicule.

La voiture peut également changer de voie automatiquement pour vous. Vous n’avez qu’à mettre en fonction le régulateur de vitesse intelligent, activer le clignotant et regarder le volant bouger par lui-même sous vos mains. La Classe E peut se maintenir au centre de la voie automatiquement, et freiner jusqu’à un arrêt complet pour éviter une collision.

Ces technologies de conduite autonome ne sont peut-être pas exclusives à la berline intermédiaire allemande, mais ce qui est certain est qu’il ne manque de rien dans la Classe E. Il faut seulement s’attendre à payer un supplément, rien de tout cela étant offert de série, ce qui est la norme dans l’industrie.

Un moteur quatre cylindres?

La Mercedes-Benz Classe E 2017 arrivera sur le marché au troisième trimestre de 2016, et proposera au départ deux versions, la E 300 et la E 400. Des variantes AMG suivront, ainsi qu’un moteur diesel et probablement une variante hybride, même s’il manque la confirmation.

La traction intégrale 4Matic sera de série, tout comme une boîte de vitesse automatique à neuf rapports. Du côté de la E 300, elle sera propulsée par un moteur quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé de… attendez, vous avez dit un quatre cylindres?

Oui en effet. Preuve que les temps changent et que les constructeurs prennent au sérieux la nécessité d’offrir une meilleure consommation de carburant sans pour autant négliger les performances, la Mercedes-Benz E 300 4Matic aura bel et bien un moteur à quatre cylindres d’une puissance de 241 chevaux et 273 lb-pi de couple sous le capot.

Au départ, je n’avais d’yeux que pour cette version. Mon collègue et moi-même sommes rapidement assurés de pouvoir la conduire, question de découvrir si un moteur d’une telle cylindrée pouvait convenir à un véhicule si imposant. La réponse est oui et non.

Est-ce que nous savons immédiatement qu’il ne s’agit pas un moteur à six cylindres sous le capot? Oui. Est-ce que nous nous rendons rapidement compte qu’il manque un peu de punch lorsque l’on appuie sur la pédale droite? Oui. Est-ce que ce moteur se vendra tout de même bien? Oui.

Car ultimement, ce n’est que dans quelques situations bien spécifiques, par exemple au moment d’entrer sur l’autoroute, que nous voudrions une poussée plus impressionnante. Sinon, la voiture réagit rapidement et offre une puissance qui ne vous collera pas dans votre siège, mais qui est tout de même bien au-delà de la moyenne des autres véhicules sur la route.

Vous pourrez alors vous extirper d’une fâcheuse situation sans difficulté, et vous serez confiant au volant de votre E 300. En plus, vous profiterez d’une consommation plus raisonnable que si vous vous tournez vers l’autre option.

Cette option, c’est la Mercedes-Benz E 400 4Matic, et son moteur V6 biturbo de 3,0 litres développant 329 chevaux et 354 lb-pi de couple. Nous avons eu l’occasion d’essayer le modèle dans différentes conditions, dont la chaussée détrempée du circuit Estoril. La partie arrière de la E 400 étant particulièrement énergique sur un circuit mouillé, nous n’avons aucunement exploité les performances du V6 biturbo, et il serait faux d’affirmer que nous avons eu une idée réelle de la tenue de route à la limite de la voiture.

Ce qui était possible de constater cependant est que cette version propose en premier lieu un moteur vif dont la puissance surpassera la majorité des besoins tout en émettant une sonorité insoupçonnée et très agréable.

Une Classe S plus accessible

Derrière le volant de la nouvelle Classe E 2017, je ne pouvais m’empêcher de penser à la Classe S, la berline phare de Mercedes-Benz. J’adore la grande berline du constructeur, mais je me demande après avoir eu l’occasion de conduire la Classe E si je ne choisirais pas plutôt cette dernière, économisant du même coup plusieurs dizaines de milliers de dollars.

L’habitacle, en premier lieu, est similaire à la Classe S et propose notamment le tableau de bord entièrement numérique (en option). Tout de la Classe E 2017, des buses de ventilation à l’affichage du système d’infodivertissement intégré dans un écran de 12,3 pouces en passant par la qualité et le raffinement des matériaux, rappelle la Classe S.

Il est même possible de modifier la couleur de la lumière d’ambiance dans l’habitacle comme dans le modèle haut de gamme de Mercedes-Benz, ou encore de profiter d’un système de ventilation qui peut même changer et améliorer l’odeur de l’habitacle.

Sur la route, c’est le même constat. Le confort des sièges ventilés et chauffants, le silence de roulement, la solidité de la voiture et sa stabilité impressionnante aidée notamment par un système d’assistance aux vents latéraux font de la Classe E un véritable havre de paix. Nous pourrions lui reprocher qu’elle manque de sensation et que l’on se sente parfois déconnecté de la route ou de l’extérieur, mais ultimement ce n’est pas une voiture sportive, c’est une berline intermédiaire de luxe qui se doit de dorloter ses occupants.

C’est ce que l’acheteur d’une Classe E désire. Sinon, il ou elle se tournera vers une BMW Série 5 ou encore les éventuelles versions AMG. Les autres choix sont l’Audi A6, la Lexus GS, l’Infiniti Q70 ou encore la Cadillac CTS. Du lot, la Classe E 2017 est la plus confortable et la plus civilisée.

Cela dit, il est possible de transformer la personnalité de la Classe E grâce au système DYNAMIC SELECT qui propose différents modes de conduite : Eco, Comfort, Sport, Sport + et Individual. Chaque mode calibre différemment la direction, la suspension, la transmission et la réactivité du moteur et les différences sont notables entre les différents choix.

Il est par exemple rapidement désagréable de rouler en ville avec le mode Sport + activé en raison de la suspension brusque et la transmission qui ne veut simplement pas changer le rapport. Très utile sur une piste, mais en milieu urbain ou sur l’autoroute les modes Confort ou Eco seront plus commodes.

Entre la E 300 et la E 400, mon choix se porterait sur le modèle plus puissant. Je trouve remarquable que Mercedes-Benz ait été en mesure de rendre fonctionnel un quatre cylindres dans un véhicule de cette prestance, mais le V6 biturbo demeure mon choix pour ses performances plus intéressantes. Cela dit, peu importe la version, le propriétaire reçoit un véhicule agréable à conduire, mais surtout très solide et très confortable, le tout enrobé de technologies de pointe qui ajoutent à la facture, mais qui impressionneront assurément vos voisins tout en vous protégeant de manière particulièrement efficace.

LuxuryCarMagazine était l’invité de Mercedes-Benz qui a payé les dépenses reliées au voyagement, à l’hébergement et à la nourriture lors de ce lancement médiatique.