NOUVELLES
10/03/2016 11:54 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Une tragi-comédie sur fond de commerce du cannabis

Le film Les mauvaises herbes sort sur les écrans cette semaine. Ce sixième long-métrage de Louis Bélanger est une comédie sur fond de commerce illicite.

Un texte de Louise Rousseau

Pour échapper à son prêteur sur gages, Jacques, un acteur qui est aussi un joueur compulsif, quitte précipitamment la ville pour l'arrière-pays.

Un bon samaritain (Simon) qui le trouve sur ses terres l'accueille chez lui. Mais Jacques ne se doute pas qu'il lui réservera quelques surprises, car Simon a besoin de main-d'œuvre pour cultiver son cannabis.

Jacques est désespéré. Le piège se referme lentement.

Une technicienne d'Hydro-Nord, Francesca, vient effectuer le prélèvement du compteur d'électricité de la maison de Simon. Son intrusion changera la donne.

(Source : YouTube/Chaîne de Les Films Séville)

Cet attachant trio parfaitement désassorti ne cessera de nous étonner. Ce huis clos forestier coécrit par Alexis Martin et Louis Bélanger est superbement mis en images par Pierre Mignot, et en musique par Guy Bélanger.

Il est également servi par une solide distribution qui comprend outre Alexis Martin et Gilles Renaud, qui en est à son quatrième film avec Louis Bélanger, Luc Picard et une nouvelle venue totalement décapante, Emmanuelle Lussier-Martinez.

Sans oublier les milliers de plants de faux pot, parce que les vrais sont toujours interdits...

L'illusion est parfaite.

Avec un budget de quatre millions de dollars, Louis Bélanger signe un long-métrage rythmé, amusant et touchant, une délicieuse tragi-comédie à l'italienne qui a le charme de La grande séduction.

Les mauvaises herbes sort sur une trentaine d'écrans au Québec vendredi.