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10/03/2016 11:41 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Une réserve du Manitoba minée par une vague de suicides reçoit des offres d'aide

CROSS LAKE, Man. — Une Première Nation isolée du nord du Manitoba qui a décrété l'état d'urgence en raison d'une vague de suicides reçoit des offres d'aide de partout en Amérique du Nord.

Shirley Robinson, la chef intérimaire de la nation crie Pimicikamak, affirme que la communauté est submergée et bouleversée par le soutien qu'elle a reçu depuis que l'état de crise a été déclaré, mercredi.

Elle a indiqué que des églises, des conseillers professionnels et des citoyens préoccupés avaient tous offert d'aider la communauté éplorée qui se trouve à environ 500 kilomètres au nord de Winnipeg.

Elle a fait savoir que toute cette aide touchait beaucoup la communauté et qu'elle signifiait beaucoup.

Une équipe provinciale en santé mentale doit encore se rendre sur place, mais Mme Robinson dit croire que le gouvernement fédéral et celui du Manitoba travaillent pour offrir une réponse adéquate.

Elle dit que la réserve tente de tenir le coup jusqu'à ce que l'aide arrive.

L'infirmerie n'a que deux employés le soir, lorsque la plupart des appels à l'aide sont placés.

«Dès que je verrai de l'action sur le terrain, cela diminuera les inquiétudes que nous avons», a dit Mme Robinson, dont le cousin est la plus récente victime de cette vague de suicides.

Six personnes se sont enlevé la vie au cours des deux derniers mois et 140 autres ont soit tenté de le faire ou menacé de se suicider dans les deux dernières semaines.

Mme Robinson a dit que 100 enfants faisaient l'objet d'une veille de suicide et qu'elle passait le plus clair de son temps à chercher des signes précurseurs sur les médias sociaux.

«Je garde toujours un oeil sur Facebook. Je vois des messages mis en ligne et j'agis immédiatement», a-t-elle dit.

La réserve demande au moins six travailleurs en santé mentale et des conseillers 24 h sur 24 dans l'intervalle.

Avec 80 pour cent des gens sans emplois, la réserve a aussi besoin d'offres de travail, d'un hôpital et de centres récréatifs pour les jeunes, a-t-elle ajouté.

La ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaires sur cette situation. Mais le ministère a fait savoir dans une déclaration, mercredi, qu'il travaillait avec le conseil de bande et d'autres employés pour identifier les besoins et poser des gestes rapides.