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10/03/2016 00:25 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Sept Palestiniens bloqués par l'effondrement d'un tunnel à Gaza (secours)

Sept Palestiniens sont bloqués depuis jeudi matin dans l'effondrement d'un tunnel dans la bande de Gaza à la frontière avec l'Egypte, dernier incident en date de ce genre dans le territoire, ont indiqué les secours.

Les secours ont affirmé avoir réussi à établir le contact par téléphone avec l'un des hommes bloqués qui leur a dit que six hommes étaient vivants mais qu'un septième était porté disparu.

Les opérations de sauvetage sont en cours, a dit à l'AFP un responsable de la protection civile.

"Les sept hommes travaillaient dans un tunnel commercial" à Rafah quand il s'est écroulé, a-t-il dit, sous-entendant par là qu'il s'agissait d'une galerie de contrebande passant sous la frontière pour faire entrer des marchandises dans le territoire sous blocus israélien et égyptien.

L'effondrement est dû une nouvelle fois selon lui au fait que l'Egypte inonde la zone frontalière en déviant de l'eau de la Méditerranée toute proche, précisément pour combattre les tunnels.

Depuis le début de l'année, une douzaine d'hommes ont péri dans l'écroulement de différentes galeries, destinées à la contrebande ou aux opérations militaires. Dix au moins de ces hommes appartenaient à la branche armée du Hamas, le mouvement islamiste qui gouverne sans partage la bande de Gaza et qui dit multiplier ces tunnels.

Le retour des tunnels dans l'actualité a ravivé l'inquiétude en Israël devant la menace posée par ces galeries qui ont servi par le passé à attaquer le territoire israélien et dont la destruction était l'un des objectifs primordiaux de la guerre de Gaza en juillet-août 2014.

Les tunnels côté égyptien servent essentiellement à la contrebande.

Craignant les allées et venues de jihadistes et l'acheminement d'armes entre la bande de Gaza et le Sinaï en proie à une insurrection, l'Egypte a lancé fin 2014 la création d'une zone tampon. Elle dit avoir détruit des centaines de tunnels entre Gaza et le Sinaï depuis la destitution en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, soutien du Hamas.

az-lal/nbz