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10/03/2016 09:57 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Obama rejette l'idée selon laquelle il aurait contribué à l'émergence de Trump

Le président des Etats-Unis Barack Obama a catégoriquement rejeté jeudi l'idée selon laquelle il aurait contribué, par la façon dont il a gouverné, à la montée en puissance du milliardaire Donald Trump dans le camp républicain.

"Les républicains m'ont accusé d'un tas de choses, mais être tenu responsable de leur primaire et du candidat qu'ils vont choisir (pour la présidentielle), c'est original", a lancé M. Obama lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le président démocrate a notamment pointé du doigt l'attitude des dirigeants du "Grand Old party" au cours des sept années écoulées consistant selon lui à encourager une opposition systématique et frontale, à défendre l'idée selon laquelle "tout compromis est une trahison" et à se persuader que les "positions maximalistes sont payantes politiquement".

Pour M. Obama, c'est cette posture du parti républicain qui a créé un environnement dans lequel "quelqu'un comme Donald Trump peut monter en puissance".

"Je n'ai certainement pas contribué à créer ce ton", a-t-il ajouté, ironisant sur le fait que ce n'était pas lui qui avait lancé dans les débats la question de son certificat de naissance.

Donald Trump, désormais favori pour porter les couleurs républicaines lors de l'élection présidentielle du 8 novembre, a longtemps mené le camp des "birthers" aux Etats-Unis.

Ces derniers affirment que Barack Obama, né à Hawaï d'un père kényan et d'une mère américaine, est en réalité né à l'étranger et inéligible à la présidence américaine. En 2011, il avait poussé Barack Obama à rendre public son certificat de naissance et à tenir une conférence de presse pour mettre fin aux rumeurs et aux théories du complot.

M. Obama a profité de l'occasion pour réaffirmer que "sur nombre de sujets", tels que l'immigration, les positions du magnat de l'immobilier n'étaient selon lui "pas très différentes" de celles des autres candidats.

"M. Trump est peut-être simplement un peu plus provocateur dans la manière dont il les exprime", a-t-il ajouté, évoquant des prises de position visant à flatter les sentiments "anti-immigrés".

M. Obama s'est à plusieurs reprises dit convaincu que l'homme d'affaires de New York ne lui succèderait pas à la Maison Blanche en 2017.

jca/sha