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10/03/2016 04:24 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Moins de tests antidopages ont été réalisés cette année en Russie

MOSCOU — Puisqu'il n'y a plus d'agence antidopage pour récolter les échantillons et aucun laboratoire pour les analyser, le nombre de tests antidopages réalisés en Russie a chuté jusqu'ici cette année.

L'Agence antidopage russe a été suspendue vers la fin de 2015 après qu'une enquête indépendante l'eut accusée d'avoir dissimulé des tests qui s'étaient révélés positifs aux substances interdites. La même enquête, dirigée par une commission indépendante de l'Agence mondiale antidopage (AMA) sous l'égide du Montréalais Dick Pound, a entraîné la suspension de la Russie de l'IAAF — et par le fait même son hypothétique exclusion des Jeux olympiques de Rio.

En vertu de la suspension de son agence nationale, appelée RUSADA, une fenêtre de trois mois s'est créée au cours de laquelle presque aucun test n'a été réalisé. Cette réalité a changé lorsque l'Agence antidopage britannique a été assignée à la collecte des échantillons à compter du 20 février, a précisé la directrice générale par intérim de la RUSADA Anna Antseliovich à l'Associated Press.

Certains tests ont tout de même été effectués en Russie pendant cette période, sous la supervision de l'AMA et des fédérations sportives internationales, a mentionmé Antseliovich, mais «évidemment il y en a eu moins». Elle s'attend d'ailleurs à ce que cette tendance se maintienne par rapport à 2015.

Plusieurs athlètes russes ont échoué à des tests antidopages au meldonium, une drogue qui a été ajoutée à la liste des substances interdites le 1er janvier. Dans la plupart des cas, comme dans celui de Maria Sharapova, il semble toutefois que ces échantillons aient été récoltés lors d'événements à l'extérieur de la Russie.