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10/03/2016 10:53 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Migrants: la France renforce sa surveillance en Manche et mer du Nord

La France a intensifié ses moyens de surveillance en Manche et mer du Nord pour tenter de mettre un frein aux périlleuses traversées vers l'Angleterre entreprises par certains migrants, ont annoncé jeudi les autorités maritimes du secteur.

"Des tentatives ou des projets de traversées de la Manche par des groupes de migrants ont été déjouées ces dernières semaines", indique la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord dans un communiqué, en assurant que "ces traversées sont extrêmement risquées et dangereuses".

"Face à ce constat, et soucieux de préserver la vie humaine en mer et la sécurité maritime, le préfet maritime a intensifié la présence des moyens de l'Etat en mer", qu'ils soient nautiques, aériens ou terrestres, indique le communiqué.

Venus d'Afrique de l'Est, du Moyen-Orient et d'Afghanistan, plusieurs milliers de migrants se retrouvent bloqués dans la région de Calais, au nord de la France, d'où ils espèrent rejoindre l'Angleterre.

Des travaux de sécurisation et les contrôles accrus dans le port de Calais et sur le site du tunnel sous la Manche ayant rendu le passage plus difficile, certains optent pour des traversées à bord de petits bateaux.

Ils tentent d'atteindre la Grande-Bretagne "en prenant la mer, de nuit, à bord d'embarcations inadaptées, en surnombre, sans la moindre notion de navigation et inconscients des dangers réels que de telles initiatives représentent pour eux-mêmes et pour les équipes de secours qui auraient à intervenir pour les récupérer", explique la préfecture maritime, qui précise que la Manche et la mer du Nord sont des mers où la navigation est difficile.

Le détroit du Pas-de-Calais et l'ouest Cotentin représentent deux zones particulièrement sensibles : l'une se caractérise par un trafic maritime extrêmement dense, l'autre par des hauts fonds, des vents et des courants importants. Dans tous les cas, la température de l'eau est très basse, diminuant considérablement la durée de survie d'une personne tombée à la mer, selon la même source.

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