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10/03/2016 05:23 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Les cours du pétrole font une pause à l'ouverture à New York

Les cours du pétrole cherchaient à se stabiliser à l'ouverture jeudi à New York, les investisseurs semblant hésiter après la poussée des prix la veille au plus haut en plus de trois mois sur des espoirs de rééquilibrage du marché.

Vers 14H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril gagnait juste 2 cents à 38,31 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après de tous premiers échanges dans le rouge.

La hausse des cours d'une douzaine de dollars en un mois est due à l'espoir de voir les excédents se résorber grâce à un gel de la production évoqué notamment par l'Arabie Saoudite et la Russie, les plus gros producteurs mondiaux, face à une demande solide voire en progression.

A cet égard, les chiffres publiés mercredi par le ministère américain de l'Energie ont été très bien accueillis car ils ont révélé une baisse nettement plus forte que prévu des stocks d'essence et de produits distillés.

"Actuellement, il semble que les Etats-Unis soient en position de voir une demande plus forte cette année", a noté Carl Larry, chez Frost & Sullivan, y voyant "un signe que nous allons avoir une demande record d'ici à l'été ce qui mène à une plus grande valeur du brut".

"La réaction initiale instinctive du marché à la publication des statistiques hebdomadaires sur les réserves américaines de pétrole a été une frénésie d'achats qui a duré jusqu'à la clôture (mercredi)", relevait de son côté Tamas Varga, analyste chez PVM.

Mais l'actualité de mercredi était moins favorable du côté de l'offre, fournissant au marché un prétexte pour quelques prises de bénéfices.

Selon M. Varga, deux facteurs contribuaient à peser sur les prix: le fait qu'une réunion prévue vendredi entre les exportateurs de pétrole d'Amérique latine ait été suspendue en raison de difficultés d'agenda, et que le ministre de l'Energie du Kazakhstan ait déclaré qu'un Brent -- la référence européenne du brut -- se situant à un niveau moyen de 40 dollars le baril signifierait une production supplémentaire annuelle de pétrole de 3 millions de tonnes (61.000 barils par jour) pour son pays.

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