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10/03/2016 10:37 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Les cas confirmés de microcéphalie augmentent de 16% au Brésil

Quelque 745 nourrissons brésiliens atteints de microcéphalie et 157 bébés morts à cause de cette malformation ont été enregistrés au Brésil depuis le début de l'épidémie de Zika en octobre 2015, a indiqué le ministère brésilien de la Santé.

Le gouvernement examine toujours 4.231 cas présumés de microcéphalie, qui s'ajoutent aux 1.182 cas écartés, selon le dernier communiqué officiel diffusé mercredi soir.

Le nombre des cas confirmés est de 16% supérieur à celui donné la semaine dernière par le ministère.

Le virus Zika, transmis par le moustique Aedes aegypti, provoque des symptômes grippaux bénins (fièvre, maux de tête, courbatures). Mais il est aussi soupçonné, quand il touche une femme enceinte, d'entraîner une grave malformation congénitale du foetus, la microcéphalie (réduction du périmètre crânien, néfaste au développement intellectuel).

Début février, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait estimé qu'un possible lien entre Zika et l'explosion des cas de malformations congénitales devait être étudié et constituait donc "une urgence de santé publique de portée internationale".

Le Brésil, qui compte désormais 1,5 million de cas de Zika, avait sonné l'alarme en octobre 2015, lors de l'apparition d'un nombre inhabituellement élevé dans le nord-est du pays de cas de microcéphalie. Habituellement, le pays enregistre en moyenne 150 cas de microcéphalies par an.

Le gouvernement a établi grâce à des analyses en laboratoire que les mères de 88 bébés atteints de microcéphalie avaient contracté le virus Zika, tout en admettant que "les données ne sont pas assez représentatives" par rapport au nombre total des cas.

Des chercheurs ont établi que le virus Zika peut aussi déclencher un trouble neurologique grave, le syndrome de Guillain-Barré.

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