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10/03/2016 11:11 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Le pétrole finit en baisse à 37,84 dollars le baril à New York

Les cours du pétrole ont fini en baisse jeudi à New York, perdant une partie des gains engrangés la veille faute d'assurance sur la probabilité qu'un accord international permette de mieux aligner l'offre avec la demande.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a cédé 45 cents à 37,84 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), restant tout de même au-dessus de ses niveaux de clôture de la fin décembre.

"Le marché était vendeur aujourd'hui, parce qu'on devient sceptique sur la tenue effective d'une réunion en Russie le 20 mars" qui permettrait de faire avancer l'idée d'un gel de production, a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Les cours ont gagné une douzaine de dollars depuis la mi-février et la première mention d'un tel accord par l'Arabie Saoudite et la Russie, entre autres.

Mais selon plusieurs analystes, la tenue d'une réunion fin mars entre pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et hors-Opep afin de s'entendre sur un gel de la production, évoquée à plusieurs reprises ces derniers jours, semblait de plus en plus incertaine: l'Iran, guère enclin à sacrifier des parts de marché qu'il tente de regagner depuis la levée des sanctions occidentales en janvier, serait en effet réticent à y participer.

"Il semble que le refus de l'Iran de ne serait-ce qu'envisager un gel de la production a fait avorter la réunion et pourrait même compromettre le gel lui-même", commentait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Jusqu'à présent, "les pays producteurs ont très bien réussi à faire monter le marché avec leurs discours sans prendre de mesures concrètes, mais maintenant le marché attend de voir ce qui se passe", a souligné M. Lipow.

Tamas Varga, analyste chez PVM, a noté de son côté deux facteurs pesant sur les prix mercredi: une réunion prévue vendredi entre les exportateurs de pétrole d'Amérique latine a été suspendue en raison de difficultés d'agenda, et le ministre de l'Energie du Kazakhstan aurait déclaré qu'une stabilisation des cours autour de 40 dollars pousserait son pays à gonfler sa production.

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