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10/03/2016 03:41 EST | Actualisé 11/03/2017 00:12 EST

Iran: le guide suprême salue la bonne tenue des récentes élections

Le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a salué jeudi la bonne tenue des dernières élections dans son pays, au cours desquelles chacun a pu "exprimer ses vues".

"Différents camps et individus ont participé (aux scrutins) avec des drapeaux, des noms et des slogans différents et ont pu exprimer leurs vues", a déclaré l'ayatollah Khamenei lors d'une rencontre à Téhéran avec les membres sortants de l'Assemblée des experts.

Cette assemblée, formée de 88 religieux chargés de superviser les activités du guide et de le nommer, a été renouvelée au suffrage universel le 26 février en même temps que les 290 députés du Parlement.

Ces élections ont permis un rééquilibrage des forces entre réformateurs/modérés et conservateurs et permis d'éliminer la plupart des conservateurs les plus radicaux, tant au Parlement qu'à l'Assemblée des experts.

Un second tour des législatives est prévu en avril, à une date non encore déterminée, pour 69 des 290 sièges du Parlement.

"Ceux qui ont été battus ont agi avec élégance" en reconnaissant leur défaite, s'est réjoui le guide, contrairement "à ceux qui avaient été battus en 2009".

Cette année-là, les réformateurs avaient contesté la réélection du président conservateur radical Mahmoud Ahmadinejad pour un second et dernier mandat, entraînant des manifestations violemment réprimées par les forces de l'ordre.

Le guide suprême a jugé que la défaite lors du scrutin de février du président sortant de l'Assemblée des experts, Mohammad Yazdi, conservateur radical, était "une perte".

Cette défaite, ainsi que celle d'une autre figure radicale du camp conservateur, l'ayatollah Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, a été considérée comme une victoire pour les réformateurs et modérés qui avaient mené campagne pour les battre.

Une nouvelle fois, l'ayatollah Khamenei a mis en garde contre "l'infiltration" étrangère en Iran dont peuvent être victimes "les responsables" du pays, risquant ainsi "d'être contrôlés par l'ennemi".

"Nous pouvons avoir des relations avec le monde entier, à l'exception des Etats-Unis et du régime sioniste, mais nous devons aussi savoir que le monde ne se limite pas à l'Occident et à l'Europe", a-t-il affirmé.

Il a demandé à l'Assemblée des experts d'être "vigilante". "Elle doit rester révolutionnaire, penser et agir de manière révolutionnaire", conformément aux principes de la révolution islamique de 1979, a-t-il affirmé.

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