POLITIQUE
10/03/2016 11:39 EST | Actualisé 11/03/2017 05:12 EST

C Series: Québec a prévu d'autres options en cas de refus d'Ottawa

ERIC PIERMONT via Getty Images
The Canadian Bombardier Commercial Aircraft's new jetliner Bombardier CS300 is pictured on the tarmac on the day of the presentation of the new Bombardier CSeries aircrafts a day prior to the opening of the International Paris Airshow at Le Bourget on June 14, 2015. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT (Photo credit should read ERIC PIERMONT/AFP/Getty Images)

Le gouvernement québécois a prévu d'autres solutions dans l'éventualité où Ottawa choisirait de ne pas investir dans le projet d'avion C Series de Bombardier, a déclaré jeudi le ministre des Transports Jacques Daoust.

M. Daoust a affirmé que dans ce cas, Québec exigera des liquidités de Bombardier afin de garantir son investissement de 1 milliard US dans le projet.

Mercredi, le ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a accusé la réception d'une demande de financement de 1 milliard $, formulée par l'entreprise en décembre dernier.

Lors d'un point de presse avant la période des questions, M. Daoust a affirmé qu'il s'agit précisément d'une aide de 1 milliard $ US, équivalente à la somme que Québec s'apprête à injecter dans la C Series.

Selon le ministre québécois, Ottawa serait le "partenaire idéal" pour assurer la mise en marché du nouvel avion.

Néanmoins, en prenant sa décision d'investir dans le projet, Québec a prévu une solution de rechange, au cas où le gouvernement fédéral résisterait aux appels de l'entreprise et du gouvernement québécois.

"On est capable de trouver d'autres solutions à ça et on les a prévues dans l'entente qu'on a avec eux", a-t-il dit.

Aux journalistes, M. Daoust a expliqué que davantage de garanties pourraient alors être exigées de l'entreprise, dans le cadre de la filiale qui doit être créée avec le programme de la C Series.

"Bombardier va devoir nous donner des garanties, a-t-il dit. Ça peut être des liquidités disponibles, sans conteste, à l'intérieur de la société."

Par ailleurs, M. Daoust a salué l'intention d'Ottawa de revoir la loi qui oblige Air Canada à exploiter un centre d'entretien à Montréal.

"On gérait des avions de 30 ans, qui avaient été construits il y a 60 ans et rappelons-nous aussi que ce projet de loi là qui parlait de Montréal n'incluait pas Mirabel, à cette époque, qui est devenu le centre essentiellement", a-t-il dit.

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