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08/03/2016 04:25 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

Une personne tuée dans le sud de la Turquie par des tirs d'artillerie venus de Syrie (médias)

Une personne a été tuée et deux autres blessées mardi par des tirs d'artillerie venus d'une zone de Syrie tenue par le groupe Etat islamique (EI) qui ont touché la ville frontalière de Kilis (sud), provoquant une riposte immédiate de l'artillerie turque.

Selon son maire Kilis Hasan Kara cité par l'agence de presse Dogan, une des huit roquettes tirées a touché un quartier périphérique de la ville, tuant un civil et en blessant deux autres dont une sérieusement atteinte.

Le point de départ des tirs a été localisé dans une zone tenue par l'EI, selon des sources militaires citées par Dogan. Conformément à ses règles d'engagement, l'artillerie turque a ouvert le feu sur le secteur en représailles.

Des tirs partis de la Syrie en guerre ont déjà touché des localités frontalières turques depuis le début du conflit en avril 2011, faisant à plusieurs reprises des victimes.

Le 18 janvier dernier, une roquette tirée d'une zone tenue par l'EI avait atteint la cour d'un établissement scolaire de Kilis, y tuant une femme de service et blessant grièvement une écolière.

Ces derniers jours, les canons turcs ont par ailleurs visé à plusieurs reprises des positions tenues par les jihadistes, qui ne sont pas concernés par la trêve actuellement en cours entre le régime de Damas, son allié russe et les groupes rebelles.

Avant l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, l'artillerie turque a aussi régulièrement bombardé en février les positions des milices kurdes syriennes près de la frontière turque, en riposte, selon Ankara, à des tirs. Elle a depuis arrêté de le faire.

La Turquie considère le PYD (Parti de l'union démocratique, principale formation kurde en Syrie) et son bras armé les YPG (Unités de protection du peuple) comme des groupes "terroristes" car très proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène la rébellion sur son sol depuis 1984.

pa/cls