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08/03/2016 10:47 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

Les appuis de Trump seront mis à l'épreuve dans l'État industriel du Michigan

LANSING, Mich. — L'appui persistant des électeurs blancs de la classe ouvrière dont jouit Donald Trump sera mis à l'épreuve, mardi, au Michigan, le premier État industriel à tenir une primaire dans la course à l'investiture républicaine à quatre candidats.

L'homme d'affaires milliardaire s'est attiré la faveur de ces électeurs en s'opposant aux ententes commerciales internationales et en soutenant la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique pour tenir à l'écart les immigrants vus comme des rivaux pour les emplois dans le secteur industriel. Avec le regard porté sur l'élection présidentielle de novembre prochain, M. Trump fait valoir qu'il peut gagner à la cause républicaine des États du Midwest aux allégeances démocrates.

Le Parti républicain vit pratiquement une guerre civile alors que M. Trump, surgi de nulle part l'été dernier, détient désormais la première place devant le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz — auparavant un favori du Tea Party —, le sénateur de la Floride Marco Rubio et le plus modéré gouverneur de l'Ohio, John Kasich.

M. Trump est en avance avec 384 délégués, suivi de M. Cruz, qui en compte 300. M. Rubio a obtenu jusqu'à ce jour 151 délégués, tandis que M. Kasich en compte 37. Un nombre de 1237 délégués est nécessaire pour remporter l'investiture républicaine.

Également mardi, le Mississippi et l'Idaho organisent des primaires républicaines et Hawaï tient des caucus. Les démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders en viennent aux prises dans le Michigan et le Mississippi.

Ceinturés entre le «super mardi» de la semaine dernière et les primaires d'envergure de la semaine prochaine en Floride et en Ohio, les votes, mardi, risquent peu de remodeler de façon draconienne la course de l'un ou l'autre des partis. Tout de même, 150 délégués du côté républicain, et 179 du côté démocrate, sont en jeu.

À moins de victoires de MM. Kasich et Rubio dans les États qu'ils représentent, la semaine prochaine, la campagne à l'investiture républicaine devrait devenir une course à deux entre M. Trump et M. Cruz.

Sur le front démocrate, Mme Clinton semble en mesure d'accélérer le pas vers une candidature à la présidence. L'ancienne secrétaire d'État et première dame continue d'accroître son avance sur M. Sanders, qui a peiné à élargir ses appuis au-delà de partisans fidèles chez les jeunes électeurs et les libéraux.

Mme Clinton compte avant les votes de mardi 1130 délégués, et M. Sanders en compte 499, incluant les «superdélégués» — élus ou anciens élus du parti votant pour le candidat de leur choix. Un nombre de 2383 délégués est nécessaire pour remporter la course démocrate.