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08/03/2016 11:35 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

La technologie réduit mais n'élimine pas le risque d'accident d'Énergie Est

LÉVIS, Qc — Le Bureau de la sécurité des transports (BST) n'est pas en mesure de comparer le niveau de risque entre le transport d'hydrocarbures par train, par pipeline ou par voie maritime, mais il est clair selon l'organisme fédéral qu'aucune forme de transport assure un risque nul.

Comparaissant mardi devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), l'administrateur en chef du BST, Jean Laporte, a dressé le bilan des incidents par mode de transport au cours des 25 dernières années.

En ce qui a trait aux pipelines, le bilan démontre clairement que le nombre d'accidents, c'est-à-dire des déversements dont les conséquences sont importantes, est à la baisse alors que le nombre d'incidents, c'est-à-dire des petits déversements aux conséquences faibles, est en hausse.

Selon le BST, le risque nul n'existe pas mais l'organisme affirme que le transport du pétrole brut peut se faire de manière sécuritaire dans tous les modes de transport si les risques sont bien identifiés et gérés de manière proactive.

La société TransCanada évalue elle-même le risque à 1,18 accident par 1000 kilomètres de pipeline par année pour le projet Énergie Est, ce qui est une amélioration par rapport aux ratios existants de 1,34, ce qui s'explique surtout par des améliorations technologiques tant dans les matériaux de construction que dans les systèmes de surveillance.

Interrogé sur les raisons qui poussent l'industrie à vouloir acheminer le pétrole vers l'Est plutôt que vers la Côte Ouest, le vice-président d'Énergie Est, Louis Bergeron, a expliqué que l'industrie veut avoir accès aux trois grandes raffineries dans l'Est, soit Suncor à Montréal, Valero à Lévis et Irving à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

À cet effet, M. Bergeron a fait valoir que plus de 50 pour cent du pétrole brut raffiné au Québec provenait de l'étranger, soit, au premier chef, les États-Unis puis, dans une moindre mesure, l'Algérie, la Norvège, le Nigeria et l'Angola, et que ce pétrole, une fois raffiné, était destiné aux marchés du Québec, de l'Ontario et des Maritimes.