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08/03/2016 06:35 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

La Finlande enquête sur un pic de radioactivité inexpliqué

Le régulateur finlandais du nucléaire (STUK) a annoncé mardi enquêter sur l'origine d'un pic exceptionnel de radioactivité au césium-137 détecté à Helsinki, qui ne représente selon lui pas de danger pour la santé mais reste inexpliqué.

La directrice de la surveillance de la radioactivité, Tarja Ikaheimonen, a indiqué à l'AFP qu'une concentration de 4.000 microbecquerels par mètre cube d'air de l'isotope radioactif du césium-137 avait été mesurée dans la capitale entre le 3 et le 4 mars.

C'est 1.000 fois la normale, ce qui est "tout à fait exceptionnel du point de vue de la sécurité nucléaire", mais un million de fois moins que le niveau auquel la population doit se rendre dans des abris, a expliqué Mme Ikaheimonen.

De tels niveaux ne peuvent pas s'expliquer par la résurgence occasionnelle des particules dégagées par l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986.

Le STUK a dit rechercher l'origine de cette contamination, aucun incident n'ayant été signalé dans les deux centrales nucléaires du pays. Par ailleurs, un incident dans une centrale aurait provoqué un mélange de diverses substances radioactives, ce qui n'était pas le cas ici.

Le césium-137 sert dans certaines autres industries que le nucléaire, dans les hôpitaux et dans des centres de recherche.

Sur les deux jours concernés, les vents dominants étaient d'est et de sud-est, donc venaient de Russie et d'Estonie, mais Mme Ikaheimonen a dit ne vouloir en tirer aucune conclusion.

Le régulateur attend d'autres mesures venues des sept autres endroits du pays où il surveille la radioactivité pour définir l'ampleur et la durée des radiations.

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