NOUVELLES
08/03/2016 09:08 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

L'auteure Kim Thúy honorée à l'Université Grant MacEwan

L'auteure québécoise d'origine vietnamienne, Kim Thúy, est à Edmonton les 8 et 9 mars pour discuter de son roman Mãn avec les étudiants de l'Université Grant MacEwan.

Mãn a été nommé livre de l'année 2015-2016 par l'institution.

C'est la vingtième année que l'université offre ces ateliers. Les étudiants pourront échanger avec l'auteure et connaitre les diverses étapes d'écriture et de traduction de ses oeuvres.

Son roman Mãn, publié par la maison d'édition Libre Expression en 2013, est le troisième d'une série de romans qui porte sur son expérience de réfugiée.

Arrivée au Québec à dix ans avec un contingent de réfugiés du Viêt Nam, l'auteure a exercé les métiers les plus divers avant de devenir auteure, dont celui de couturière, restauratrice et avocate.

Avec Mãn, son troisième roman, Kim Thúy raconte l'histoire des autres, celle de leur exil, de leur famille, de leurs passions et de leurs renoncements.

Son premier livre, Ru, qui a remporté un grand succès, s'inspirait plutôt son parcours, celui de la petite fille qui devenait québécoise parce qu'elle est arrivée très jeune. Dans le second À toi, il était question de cette nouvelle vie.

Dans Mãn, elle décrit les différents aspects de l'exil autour de son personnage principal, une femme qui est arrivée au Québec à l'âge adulte après s'être mariée à un Vietnamien, et qui doit apprendre la culture québécoise et à aimer à nouveau.

Pour écrire ce livre Kim Thúy a voulu en apprendre un peu plus sur les étapes d'intégration des réfugiés au Québec.

"Je suis contente de voir dans les actualités que les réfugiés syriens sont accueillis et accompagnés. Ça facilite tellement les choses, derrière chaque réfugié se cache une histoire fabuleuse." ajoute-t-elle.

L'amour au centre du livre

Dans ce livre, l'amour est abordé sous toutes ses facettes. L'amour maternel, l'amitié avec une amie québécoise qui lui a transmis la culture occidentale et l'amour avec un cuisinier.

"D'un pays à un autre, nous n'avons pas la même manière d'exprimer notre amour. Il faut réapprendre à aimer." affirme-t-elle.

"Mes parents ne m'ont jamais dit je t'aime, mais j'ai toujours senti que j'étais aimée; c'est plutôt par la nourriture que mes parents me montraient cet amour, mais au Québec je t'aime est une phrase connue qu'on peut crier haut et fort."