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08/03/2016 05:30 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

Iran: l'ex-président Khatami souhaite une levée des "restrictions" politiques

L'ex-président réformateur iranien Mohammad Khatami a souhaité mardi une levée des "restrictions" pesant à l'encontre des personnalités de son camp qui "acceptent" les règles du système de la République islamique d'Iran.

"Nous devons tous faire en sorte que le prestige du système ne soit pas terni et qu'il soit ouvert à la participation de tous, que les restrictions et limitations soient levées", a estimé l'ex-président sur son site, Khatamimedia.

Selon lui, "personne ne doit penser à la revanche" car "ces dernières années beaucoup d'individus et de courants (politiques) ont payé le prix" sans pour autant "bouder le système et ils ont pris part aux récentes élections" du 26 février.

Il a affirmé que le fait que les deux anciens dirigeants réformateurs Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, en résidence surveillée depuis 2011, aient accepté de voter en 2016 était une manière de dire: "Nous acceptons le système, les élections et ceux qui les ont organisées".

MM. Karoubi et Moussavi sont en résidence surveillée pour avoir dénoncé en 2009 la réélection qu'ils jugeaient frauduleuse du président conservateur radical Mahmoud Ahmanidejad qui avait provoqué des manifestations violemment réprimées.

Président de 1997 à 2005, M. Khatami est lui-même victime d'une décision de justice qui interdit aux médias d'évoquer ses déclarations ou de publier des photos ou vidéos de lui.

M. Khatami, toujours très populaire, a joué un rôle central dans l'élection du président Hassan Rohani en 2013 et a été l'artisan de l'alliance entre les réformateurs et les modérés de M. Rohani lors des dernières élections législatives et à l'Assemblée des experts, chargée de superviser et nommer le guide suprême.

Ces élections ont permis un rééquilibrage des forces entre réformateurs/modérés et conservateurs et permis d'éliminer la plupart des conservateurs les plus radicaux, ce dont s'est réjoui M. Khatami.

Les électeurs "ont montré quelle approche ils préféraient" et "la dignité et les droits du peuple doivent être respectés et préservés", a-t-il dit.

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