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08/03/2016 16:36 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

Fifa: l'ex-dirigeant vénézuélien Esquivel plaide non coupable

Rafael Esquivel, un ex-dirigeant vénézuélien de la Fifa soupçonné de corruption par les autorités américaines et extradé de Suisse vers les Etats-Unis, a plaidé non coupable mardi devant un juge à New York, où il a été incarcéré.

L'ex-président de la Fédération vénézuélienne et ancien vice-président de la Confédération sud-américaine (Conmebol), 69 ans, est soupçonné d'avoir accepté des pots-de-vin pour des montants de plusieurs millions de dollars dans le cadre de l'attribution des droits de marketing de la Copa America.

Arrêté à Zurich le 27 mai 2015 avec six autres dirigeants de la Fifa, à la demande de la justice américaine, il était en détention en Suisse jusqu'à lundi. Il encourt jusqu'à vingt ans de prison aux Etats-Unis.

Dans une brève audience qui a duré moins de cinq minutes, l'avocat de M. Esquivel, David Goldstein, a dit au juge que son client plaidait "non coupable" de corruption et de complot pour blanchiment d'argent.

M. Goldstein n'a déposé aucune demande de libération conditionnelle pour son client, estimant qu'il était encore "trop tôt".

M. Esquivel a été emprisonné à Brooklyn et sera convoqué pour une nouvelle audience le 13 avril.

Devant le même juge quelques minutes plus tôt, l'ancien agent de la Fifa, le Colombien Miguel Trujillo, a quant à lui plaidé coupable de quatre chefs d'accusation, dont blanchiment d'argent et fausse déclaration d'impôts. Il a été remis en liberté contre une caution de 1,5 million de dollars.

M. Trujillo, 65 ans, est accusé d'avoir payé des centaines de milliers de dollars de pots-de-vin à des responsables de la Fifa et des fédérations d'Amérique centrale et des Caraïbes dans le but d'emporter des contrats de marketing, selon les procureurs américains.

M. Trujillo, qui réside en Floride, dans le sud-est des Etats-Unis, avait été arrêté lundi. Il était licencié par la Fifa pour négocier les droits de certains matches.

Il n'avait jamais été nommé auparavant parmi les dizaines de suspects de corruption affiliés à la Fifa, qui sont dans le viseur de la justice américaine.

Un autre juge new-yorkais a par ailleurs finalement accepté en fin de journée de placer en résidence surveillée un troisième accusé, l'ancien président de la Fédération costaricaine (Fedefutbol) Eduardo Li, une fois que ce dernier a pu fournir les preuves accréditant du versement de sa caution, fixée à cinq millions de dollars.

Arrêté lui aussi à Zurich en mai dernier et extradé vers les Etats-Unis en décembre, Eduardo Li, 57 ans, est poursuivi pour 19 chefs d'inculpation, dont fraude, acceptation de pots-de-vin et blanchiment d'argent.

L'ancien responsable de Fedefutbol a versé 1,1 million de dollars en espèces et désigné en outre comme garanties deux de ses propriétés. Sous le coup d'une interdiction de quitter New York, il a dû installer des caméras de surveillance dans la maison où il sera placé en liberté surveillée.

Jusqu'à présent, 13 personnes ont plaidé coupable dans ce dossier et coopèrent avec les procureurs américains en échange de possibles réductions de peine, 27 autres attendent leur procès.

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