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08/03/2016 09:11 EST | Actualisé 09/03/2017 00:12 EST

Canadiens repartis combattre à l'étranger: la GRC se veut rassurante

OTTAWA — Le fait qu'une vingtaine de Canadiens qui étaient rentrés au pays après avoir probablement combattu aux côtés du groupe armé État islamique (ÉI) aient réussi à quitter de nouveau le Canada n'est pas un motif valable pour abaisser le fardeau de la preuve dans ces cas.

C'est ce qu'a soutenu mardi le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, à l'issue de son témoignage devant le comité permanent de la sécurité publique et nationale.

Il a expliqué que recueillir des preuves contre des individus soupçonnés de s'être radicalisés représentait un «défi», mais que cela ne devrait pas justifier un abaissement du niveau de preuve qui est jugé suffisant pour déposer des accusations.

Le commissaire Paulson a ajouté que les quelque 20 individus avaient fait l'objet d'une évaluation à leur retour au Canada «pour voir s'ils étaient vraiment une menace ou s'ils étaient capables de bénéficier d'un autre type d'intervention», et qu'il n'y avait donc pas lieu d'«avoir peur».

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a quant à lui reconnu que cette situation était pour lui «une source d'inquiétude», mais ne s'est pas prononcé sur la question du fardeau de la preuve.