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07/03/2016 16:37 EST | Actualisé 08/03/2017 00:12 EST

Londres ne participera à aucun système commun d'asile de l'UE (Cameron)

Londres ne participera à aucun système d'asile commun de l'Union européenne, a averti lundi le Premier ministre britannique David Cameron, au moment où les dirigeants de l'UE cherchent une solution à la crise des migrants.

"Le Royaume-Uni ne se joindra à aucun processus commun d'asile en Europe - nous avons une clause d'exemption solide comme le roc", a écrit M. Cameron sur Twitter.

L'annonce du chef du gouvernement britannique intervient après des informations selon lesquelles Bruxelles pourrait proposer de centraliser les demandes d'asile dans l'UE, dans le cadre d'une révision générale de sa politique d'asile qui pourrait être annoncée la semaine prochaine.

Les dirigeants de l'UE ont tenté lundi, lors d'un sommet extraordinaire avec la Turquie à Bruxelles, de trouver une solution à la crise qui a vu 1,2 million de migrants arriver dans l'UE l'année dernière. Mais la décision a été reportée au prochain sommet européen, prévu les 17 et 18 mars à Bruxelles.

Aux termes du système d'asile actuel, les candidats à l'asile doivent déposer leur demande dans le premier pays de l'UE dans lequel ils sont arrivés. Cela signifie que les pays qui sont géographiquement les plus exposés aux arrivées de clandestins, comme l'Italie et la Grèce, reçoivent un nombre disproportionné de demandes d'asile.

L'afflux de migrants venant de Syrie, d'Irak et d'ailleurs menace le système de libre circulation de Schengen auquel participent 26 pays européens, dont 22 membres de l'UE sur 28. Confrontés à des arrivées massives, plusieurs pays du système de Schengen ont en effet décidé de fermer leurs frontières.

La Grande-Bretagne, elle, ne fait pas partie de Schengen. "Ce statut spécial signifie que nous conservons nos solides frontières", a souligné M. Cameron.

De précédentes tentatives de répartir les réfugiés entre les pays membres de l'UE ont largement échoué.

Tout projet de système d'asile commun à l'Union serait politiquement problématique pour la Grande-Bretagne, en pleine campagne pour le référendum du 23 juin sur la question de l'appartenance du pays à l'UE.

La plupart des sondages indiquent que le "oui" au maintien dans l'UE est en tête dans les intentions de vote. Mais l'écart entre les partisans du "oui" et ceux du "non" diminue, et les questions de l'immigration et de la capacité de la Grande-Bretagne à contrôler ses frontières sont dans ce cadre des sujets particulièrement brûlants.

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