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07/03/2016 08:18 EST | Actualisé 08/03/2017 00:12 EST

Brésil : Dilma Rousseff accuse l'opposition d'anticiper les élections

La présidente du Brésil Dilma Rousseff a accusé lundi l'opposition de vouloir anticiper l'élection présidentielle de 2018 en exacerbant les tensions politiques, après l'arrestation et l'interrogatoire par la police de l'ex-président Lula dans le cadre du scandale de corruption Petrobras.

Mme Rousseff a attribué une partie des problèmes auxquels est confronté le Brésil, première économie d'Amérique latine, à une "crise politique systématique provoqué par ceux qui n'acceptent pas d'avoir perdu l'élection (présidentielle de 2014) et veulent anticiper celle de 2018".

L'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), prédécesseur et mentor politique de Mme Rousseff, a été contraint vendredi de témoigner sur ce scandale qui a coûté plus de 2 milliards de dollars à la compagnie pétrolière d'Etat Petrobras.

Mme Rousseff, qui a rendu visite à Lula dimanche à Sao Paulo en signe de soutien, a réitéré ses critiques contre le mandat d'amener délivré contre l'ancien président.

"Cela n'a aucun sens puisque Lula n'a jamais refusé d'aller" témoigner, a affirmé la présidente lors de l'inauguration de logements sociaux dans le sud du Brésil.

Mme Rousseff, a aussi accusé lundi l'opposition de "vouloir diviser le pays".

Très impopulaire, la présidente se trouve dans une situation délicate, menacée par une procédure de destitution entamée fin 2015 par un groupe de juristes soutenus par l'opposition, qui l'accusent d'avoir maquillé les comptes publics.

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